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14-03-2010 Lectures
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Poursuivre la route - 2 Timothée 2:22

 
POURSUIVRE LA ROUTE
2 Timothée 2:22-26

 
Serait-ce un chemin de contestations et de débats que celui du chrétien ? L’apôtre montre la voie heureuse et pleine de fruits (Mat.13:8, Rom.6:22, Gal.5:22, Col.1:10,), exprimant à Timothée qu’il est possible qu’il faille vivre sa foi non en relation avec tous, dans ce qui est devenu une « grande maison », mais avec ceux qui sont d’un cœur pur et veulent ainsi vivre cette simplicité de la foi.

 
Fuis les désirs de la jeunesse, mais poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur.
 
Evite les questions folles et insensées, sachant qu’elles engendrent des contestations. En effet, l’esclave du Seigneur ne doit pas débattre, mais plutôt être affable envers tous, propre à enseigner, ayant du support, enseignant avec douceur les contradicteurs, attendant si Dieu, peut-être, ne leur donne la repentance pour reconnaître la vérité, et qu’ils ne se réveillent du piège du diable qui les a pris pour les soumettre à sa volonté....

 
Ces injonctions données par Paul à son fidèle compagnon de service est bien en mesure de nous faire réfléchir, à nous qui, des siècles après Timothée, sommes au milieu d'une chrétienté plus que jamais divisée en courants divergents et marquée par des siècles d'une histoire vraiment peu glorieuse... Et pourtant aussi, ce même christianisme a trouvé dans ses rangs tant de figures lumineuses et prophétiques jusqu'à ce jour...
 
Quelques pistes de réflexion...
  • Quoique Timothée ait été engagé à s’écarter de ceux qui bouleversent la foi, le chemin indiqué parle-t-il de rigueur et d’exclusive doctrinale ou d’embrigadement dans un cercle fermé de croyant ? Celui qui a sincèrement une pensée qui n’est pas selon les écritures est-il à blâmer et rejeter ? Rom.14.
     
  • Quelles sont les vertus à poursuivre, dans le chemin de tout croyant, et en quelque temps que ce fût ? Vers.22, 1 Tim.6:11, Rom.14:19, 1 Cor.14:1, Hébr.12:14, 1 Pier. 3:11.
     
  • Que signifie ainsi « invoquer le Seigneur d’un cœur pur » ? Matt.5:8, 1 Tim.1:5, Hébr.10:22, 1 Pier.1:22. Lire aussi Psaumes 32:11, 36:10, 51:10.
     
  • Evite ! Car l’on peut être plongé dans quelque débat bien malgré soi. Quelle attitude doit avoir le serviteur de Dieu envers les contradicteurs ? Voir aussi Col.2:4,8.
     
  • Pourquoi éviter ainsi les débats difficiles touchant des questions de doctrine ? Lire aussi 1 Pier.5:8.
"Se réveiller du piège du diable !" Remarquons qu’il n’y a pas de condamnation, mais des regrets, le souhait profond étant bien le retour de celui qui se serait égaré. Un réel esprit de miséricorde, car Dieu est miséricordieux (Deut.4:31, Col.3:12), un réel amour, car Dieu est amour (Soph.3:17, 1 Jean 4:7). Mais pour s’occuper de telles situations il faut douceur, patience et attente de l’opération de Dieu dans l’âme… Ce chemin est tellement clair ! Nos n’avons pas à développer une batterie de raisonnements, ni faire quelque guerre, mais seulement avertir et s’attendre à Dieu, donc prier…
 
Revenons encore au chemin indiqué à Timothée, hors du service particulier dont il a la charge, à savoir : "poursuivre la justice, la foi, l’amour, la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur." Que dire face à cette injonction ? Nous arrêter à ces quatre mots – justice, foi, amour, paix – et voir dans quel contexte nous les trouvons ailleurs, dans l’Ecriture ? Ou bien nous arrêter sur chacun pour nous demander ce que signifie "poursuivre" dans la pratique ?
 
Poursuivre la justice.
Celle qui nous est acquise par Jésus à la croix du Calvaire n’est évidemment pas à poursuivre, car elle est reçue par le croyant (Rom.10:4). Mais de poursuivre ce qui est « juste » dans nos rapports à autrui… (1 Jean 2:29,3:7).

Poursuivre la foi.
La foi n’est pas seulement le fait de croire, elle est avant tout le fait d’adhérer à la parole de Dieu en la mettant en pratique. Col.1:4, Jacq.2:18, et Hébreux 11,

Poursuivre l’amour.
Nous sommes ici au cœur de la pratique du chrétien. Que de fois n’est-il pas souligné ? Voyons notamment 1 Cor.13, 1 Jean…

Poursuivre la paix.
Ici encore, non pas la paix reçue de Dieu, mais de la pratique consécutive dans notre rapport à autrui, dans la communauté des croyants, mais aussi avec tous ceux qui nous entourent (Rom.12:18). Souvenons-nous de cette parole : «car celui qui veut aimer la vie et voir d'heureux jours, qu'il garde sa langue de mal, et ses lèvres de proférer la fraude ; qu'il se détourne du mal et qu'il fasse le bien ; qu'il recherche la paix et qu'il la poursuive » (Psaume 34:12-14, 1 Pier.3:10-11).

Ce sont ici des pistes de réflexion qui ne furent pour Timothée qu’une formalisation de ce qu’il désirait vivre, nous n’en pouvons douter, mais qui sont une inspiration pour la vie de tout croyant.

 

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Des lectures du Nouveau Testament par thèmes et par livres,
Une lecture commentée du Livre des Psaumes, ainsi que
des pages des Prophètes d'Israël et du Pentateuque.

 

14-03-2010, 11:12:48 Eric
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06-03-2010 Lectures
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Vivre en Enfant de Dieu
 
L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit,
que nous sommes enfants de Dieu ;
Romains 8:16

 
Et pourquoi vivre comme un chrétien ?  Pour acquérir un droit d'entrée au ciel ?  Non, parce que ce  droit nous a été acquis par Jésus qui en a payé le prix...  à la Croix du Calvaire.....  Parce que nous sommes Enfants de Dieu !

Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c'est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu'il ne l'a pas connu. (1 Jean 3:1)

Enfant de Dieu, tel est un nom donné à celui qui est attaché au Seigneur, qui reçoit sa Parole, son enseignement, et le témoignage absolu de son amour, la croix.
 
Une réalité qui ne se voit pas… La vie du chrétien, normalement, se voit dans des signes qui ne manquent pas, touchant la morale, la compassion, et les diverses manifestations de la vie divine….  Si cela était vrai !  Mais la réalité sous-jacente, cette réalité de la position devant Dieu, cette position d’enfant de Dieu ne peut se connaître.  En effet, comment pourrions-nous connaître un lien quelconque d’une homme avec Dieu si je nie que Dieu est ?

Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons ne s'est pas encore manifesté ; mais nous savons que, quel que soit le moment de sa manifestation, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. (1 Jean 3:2)

C’est de l’avenir qu’il est ici question, car ce sera quand Il sera manifesté.  Comment concilier sa venue pour nous prendre au ciel (Jean 14:1-3), et sa manifestation publique avec nous, soulignée ici ?  Si nous mettons les enseignements ensemble, nous lisons ce qui suit :
  • Si je considère la gloire du Seigneur, par le regard de la foi, je suis transformé – une transformation morale qui n’est pas discernable par autrui – comme Etienne qui "vit" la gloire de Dieu  (Actes 7:55-56).
  • A la venue du Seigneur, nous entrons dans notre domicile céleste étant transformés en la conformité du corps de gloire du Seigneur.  Nous verrons le Seigneur de nos yeux. 
  • Enfin, lorsque le Seigneur sera manifesté, nous lui serons semblables.  Il ne s’agit pas ici pour le croyant d’une manifestation publique comme un cortège suivant le Seigneur ;  le texte ne le dit pas.  Toutefois, si, aujourd’hui, le monde ne nous connaît pas – nous ne paraissons pas ici comme Enfants de Dieu – nous paraîtrons alors ce que nous sommes dès aujourd’hui, lorsque nous serons avec le Seigneur.
Ajoutons à propos de notre séance dans les lieux célestes :

Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d'où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire….  (Philippiens 3:20-21)

Jean poursuit:

Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur. (1 Jean 3:3)

L’espérance n’est pas une doctrine figée, retenue dans la pensée avec dévotion seulement !  C’est une réalité qui soutient l’action, pour celui qui a cette espérance toutefois !  Nous trouvons  cela aussi dans une lettre de Paul :

Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit.  (2 Corinthiens 3:18)

Une évidence !  Qu’est-ce qui peut me déterminer à marcher dans la lumière, sinon la contemplation de la gloire, la vue de ce qui est au bout du chemin.  N’est-ce pas cela qui a soutenu les prophètes,  et qui est rendu explicite dans des pages d’Ésaïe et d’Ézéchiel ?

 
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06-03-2010, 10:11:04 Eric
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01-03-2010 Lectures
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Laissez venir à moi...

Des gens lui amenaient des enfants pour qu'il les touche de la main. Mais les disciples les rabrouèrent. Voyant cela, Jésus s'indigna; il leur dit : Laissez les enfants venir à moi; ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui sont comme eux. En vérité, je vous le dis, quiconque n'accueillera pas le royaume de Dieu comme un enfant n'y entrera jamais. Puis il les prit dans ses bras et se mit à les bénir en posant les mains sur eux.
Marc 10.13-16 (Mat.19.13-15,Luc 18.15-17)

Il y a bien des éléments sur lesquels s’arrêter !
  1. Le désir des « gens » qui conduisent à Jésus des enfants : ils sont touchés par la douceur et de la grâce qui émanaient du Seigneur Jésus. C’est un point très important pour les enfants.
  2. Les disciples qui rabrouent : le sens de l’importance du message de Jésus, ce qui n’est pas faux, car Jésus est prophète… et les prophètes ont des choses graves à dire, cela est évident, mais il n’y a pas de commandements sévères à donner à des enfants. Ils doivent savoir que Dieu aime, qu’Il veut leur bonheur…
  3. L’indignation de Jésus : car les disciples devaient comprendre la grâce, laquelle s’exprime par des gestes affectueux. Dieu aime sa créature et veut la bénir… C’est le message essentiel de la « Bonne Nouvelle ».

Dieu aime sa créature et veut la bénir !
 

La recherche des brebis
Le "travail de Dieu" (Jean 5:17). La recherche des brebis et les soins prodigués.

Car, ainsi dit le Seigneur, l'Éternel : Me voici, moi, et je rechercherai mes brebis, et j'en prendrai soin. Comme un berger prend soin de son troupeau au jour où il est au milieu de ses brebis dispersées, ainsi je prendrai soin de mes brebis, et je les sauverai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour de la nuée et de l'obscurité profonde.  Et je les ferai sortir d'entre les peuples, et je les rassemblerai des pays, et les amènerai dans leur terre ; et je les paîtrai sur les montagnes d'Israël, auprès des ruisseaux et dans toutes les habitations du pays ;  je les ferai paître dans un bon pâturage, et leur parc sera dans les hautes montagnes d'Israël ; elles seront là, couchées dans un bon parc, et paîtront dans de gras pâturages, sur les montagnes d'Israël. Moi-même je paîtrai mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l'Éternel. (Ézéchiel 34:11-15)

Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu'à maintenant, et moi je travaille. (Jean 5:17)

En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie des brebis, mais qui y monte par ailleurs, celui-là est un voleur et un larron. Mais celui qui entre par la porte, est le berger des brebis. À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix ; et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors. Et quand il a mis dehors toutes ses propres brebis, il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix ; mais elles ne suivront point un étranger, mais elles s'enfuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. (Jean 10:1-5)

L’accueil de Dieu
Dieu reçoit les rachetés (Romains 14:3) dans une Nouvelle alliance annoncée pour l’humanité. L’anneau donné au fils prodigue.

Voici, des jours viennent, dit l'Éternel, et j'établirai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une nouvelle alliance, non selon l'alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte, mon alliance qu'ils ont rompue, quoique je les eusse épousés, dit l'Éternel. Car c'est ici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, et je l'écrirai sur leur cœur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et ils n'enseigneront plus chacun son prochain, et chacun son frère, disant : Connaissez l'Éternel ; car ils me connaîtront tous, depuis le petit d'entre eux jusqu'au grand, dit l'Éternel ; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché. (Jérémie 31:31-34)

Mais le père dit à ses esclaves : Apportez dehors la plus belle robe, et l'en revêtez ; et mettez un anneau à sa main et des sandales à ses pieds ; et amenez le veau gras et tuez-le ; et mangeons et faisons bonne chère ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils se mirent à faire bonne chère. (Luc 15:22-24)

La joie de Dieu
Sa joie est d’annoncer une éternité de paix, marquée par des joies simples pour les petits et les aînés (Zacharie 8:1-5). Ce passage illustre l’attention de Dieu à la paix simple qu’il aime apporter, mais le thème est à considérer évidemment dans une perspective prophétique, sachant que le bonheur du racheté, dans l'éternité, répondra à son état dans cette nouvelle situation, comme le bonheur sur la terre est illustré par ces joies simples énoncées par le prophète Zacharie. La joie de Dieu dans ce travail d'amour est soulignée de diverses manières en (Luc 15).

Et la parole de l'Éternel des armées vint [à moi], disant : Ainsi dit l'Éternel des armées : Je suis jaloux pour Sion d'une grande jalousie, et je suis jaloux pour elle d'une grande fureur. Ainsi dit l'Éternel : Je suis revenu à Sion, et j'habiterai au milieu de Jérusalem ; et Jérusalem sera appelée la ville de vérité, et la montagne de l'Éternel des armées, la montagne sainte. Ainsi dit l'Éternel des armées : Il y aura encore des vieillards et des femmes âgées, assis dans les rues de Jérusalem, chacun son bâton à sa main, à cause du nombre de leurs jours. Et les places de la ville seront pleines de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans ses places. (Zacharie 8:1-5)

Il fallait faire bonne chère et se réjouir ; car celui-ci, ton frère, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. (Luc 15:32)

Le travail de Dieu
Amener les hommes à recevoir cette bénédiction (Jean 5:17) qu'Il veut pour eux (1 Tim.2:4), malgré leur culpabilité, et cela en vertu du sacrifice de Christ.

Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu'à maintenant, et moi je travaille. (Jean 5:17)

Notre Dieu sauveur… veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité. (1 Timothée 2:4)

 
Constater et conclure pour soi-même !
 

Le chemin est ouvert
Le chemin « fermé » par nos fautes est ouvert par le sacrifice de la Croix.

Et l'Éternel Dieu le mit hors du jardin d'Éden, pour labourer le sol, d'où il avait été pris : il chassa l'homme, et plaça à l'orient du jardin d'Éden les chérubins et la lame de l'épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l'arbre de vie. (Genèse 3:23-24)

Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu'il nous a consacré à travers le voile, c'est-à-dire sa chair, et ayant un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d'une mauvaise conscience et le corps lavé d'eau pure. (Hébreux 10:19-22)

A chacun de s'enquérir du Royaume !
Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus… (Matthieu 6:33)

Nous n’y voyons pas de règne terrestre, ni une collectivité professant Jésus-Christ, mais une attache personnelle et véritable à Dieu, la liaison avec le Dieu de justice, l’adhésion à ce que Dieu est en lui-même. C’est le caractère de ceux qui manifestent les « béatitudes » : Bienheureux les pauvres en esprit, car c'est à eux qu'est le royaume des cieux, comme Jésus le dit à propos des petits enfants : le royaume de Dieu est pour ceux qui sont comme eux.

Bienheureux les pauvres en esprit, car c'est à eux qu'est le royaume des cieux... (Matthieu 5:3)

 
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01-03-2010, 19:05:48 Eric
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21-02-2010 Lectures
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L'épître de Jean nous instruit...

8 Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous.  9 Si nous reconnaissons nos péchés, il est juste et digne de confiance : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice.  10 Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous..

Prétendre n’avoir pas de péché !  C’était semble-t-il la prétention de certains courants qui pouvaient se faire jour parmi les chrétiens déjà en cette fin du premier siècle, et conduire à une compréhension erronée de l’enseignement de la nouvelle naissance…  (Jean 3.1-21)  Il semble bien clair que le sens de ce passage élimine la notion d’une nouvelle vie, pure et parfaite, en contraste absolu avec la vie de personnes qui ne se réclament pas de Christ….  La nature humaine n’est pas changée par le fait de la foi en Christ, mais cependant la vie du chrétien est "différente" en ce que le croyant a d’autres motifs de vie, et des ressources spirituelles pour marcher de manière à être agréable à Dieu.  C’est d’ailleurs ainsi qu’il est poursuivi dans le cours de l’épître : exhortation à ne pas pécher, et secours de notre "avocat" dans le ciel, pour nous.

2 1 Mes enfants, je vous écris cela pour  que vous ne péchiez pas. 

La réalité est telle qu’il faut préciser ce but !  L’homme, dans ses raisonnements peut bien s’appuyer sur la miséricorde de Dieu sans veiller à sa propre marche !  Ainsi Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Rome laisse entrevoir les combats qu’il doit mener contre ceux qui raisonnaient sur la puissance de la grâce de Dieu.  Il s’écrie : Quoi donc ?  Pécherions-nous, parce que nous ne sommes pas sous la loi, mais ous la grâce ?  Jamais de la vie !  (Rom.6.15). 

Jean constate qu’un chrétien peut se laisser surprendre et fournit la ressource…

Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus-Christ, qui est juste.  2 Il est lui-même l'expiation pour nos péchés ; non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.

Jésus, notre avocat, peut plaider pour nous en ce qu’il a répondu par son sacrifice à tous les péchés du monde.  Et ainsi, lorsqu’il y a telle fait ou parole qui soit à notre charge, il intercède pour nous…  Nous n’avons pas ici la perspective de l’introduction dans la présence de Dieu, l’accès ouvert pour nous au ciel, mais une question touchant la vie pratique sur la terre et, pour le dire ainsi, la responsabilité journalière. 

Il est question d’un "défenseur", et donc implicitement d'une "défense". Nous nous souvenons du livre de Job.  Sous une forme allégorique, nous trouvons là un livre de sagesse faisant intervenir des personnes fictives afin de faire ressortir un enseignement fondamental !  Il y a là, sous l’apparence d’une cour de justice, une question posée touchant un homme manifestement intègre.  L’accusateur public – ce n’est pas le "diable" comme l’induisent certaines traductions françaises – mais un personnage appelé "accusateur" en raison de la forme choisie pour l’introduction du livre.  Un débat est introduit…  Dans lecture, il n’y a pas d’allégorie, mais bien l’affirmation de la responsabilité pratique d’une homme dans sa vie journalière, et l’intervention de Jésus, le Sauveur, comme un avocat de la défense ; Il s’engage dans la protection de ceux qui sont à Lui, car Il a donné sa vie pour eux et répond de tous leurs actes ! 

Nous avons besoin de cette intercession dans notre quotidien pourrions-nous dire.  Il y a un travail sur soi devant Dieu, et non la contemplation béate du salut.  La vie du chrétien n’est pas, au sens ou nous en parle Jean, une position de confort endormie par la conscience d’un salut acquis, mais une attention vive quant à notre marche.  Le chrétien est appelé à vivre dans la lumière et reconnaître ses faux pas, assuré par la connaissance de l’intercession de Christ.  Qu’est donc le privilège chrétien ?  La capacité de marcher dans la lumière, et l’intercession de Christ lorsqu’une faute est faite en chemin.


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21-02-2010, 09:06:26 Eric
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14-02-2010 Lectures
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Le message que nous vous annonçons...

Le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a pas en lui de ténèbres.   1 Jean 1.5-7

Et c’est ici le message

Ce qui suit est essentiel, fondamental et comme unique !  Non pas "un" message, mais "le" message.  Reprenant l’expression du prologue, l’apôtre déclare ici de quoi il s’agit, l’élément essentiel du message de Christ, à savoir que Dieu est lumière, et que cette lumière a paru en Jésus pour nous tirer des ténèbres, nous conduire à la lumière, nous faire vivre dans la lumière…  Nous retrouvons ici le prologue de l’Évangile. 

Ce message ne signifie pas que le lumière soit le privilège des seuls hommes d’après Jésus-Christ !   La première page de la Bible exprime déjà cette grande vérité Dieu dit :

Qu’il y ait de la lumière !  Et il y eut de la lumière…  premier jour. (Gen.1.4-5)  

La révélation de Dieu remonte aux commencements ; et ce qui était attendu dès ces temps reculés est accompli avec la venue de Jésus-Christ sur la terre.  Dieu est lumière   Partant de cet absolu, l’épître conduit son lecteur à s’interroger sur la vie pratique de ceux qui se réclament de Dieu. 

C’est déjà l’enseignement du Seigneur, tandis que nous lisons :

Jésus leur dit encore : C'est moi qui suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera jamais dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.  (Jean 8.12). 

Ce passage de l’Évangile établit bien que suivre Jésus, c’est aussi vivre dans la lumière, ne pas marcher dans le lumière c’est "ne pas suivre Jésus". 

La pratique établit la réalité de la marche avec Dieu, comme les œuvres de foi attestent de la foi…  Ici, nous trouvons un fort parallélisme entre l’épître de Jean et celle de Jacques.

Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne faisons pas la vérité.  (1 Jean 1.6)

Marcher dans la lumière est certes être éclairé par la lumière de Dieu, mais aussi être vrai dans ce que nous faisons et disons, exclure toute dissimulation, tout mensonge que ce soit de parole ou de situation…  La lumière n’est pas un concept absolument métaphysique !  

La "marche dans la lumière" est du domaine de la vie pratique :

Et voici le jugement: la lumière est venue dans le monde, et les humains ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. Car quiconque pratique le mal déteste la lumière; celui-là ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu'il soit manifeste que ses oeuvres ont été accomplies en Dieu. (Jean 3.19-21)

Il s’agit de vie pratique, de marche dans la vérité, non pas seulement La Vérité, mais ce qui est vrai dans la marche pratique, dans les choses dites, etc. 

Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. (1 Jean 1.7).

Marcher dans la lumière.  Le moteur de la marche, pourrions-nous dire, est la Lumière qui vient du ciel, qui éclaire…  C’est une marche avec Dieu, dans la conscience de sa grandeur et de sa miséricorde.  Et cela s’assortit à l’évidence d’une marche d’homme debout, vrai, franc…  Ayant rejeté tout ce qui est des ténèbres, les choses que l’on cache, mais marchant dans la vérité. 

Lecture de l'Épître de Jean au Site "Que dit l'Évangile?"


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14-02-2010, 08:34:40 Eric
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07-02-2010 Lectures
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Genèse 22 - Le sacrifice d'Abraham

 
Parmi les textes les plus connus de la Première Alliance, un des plus saisissants est le sacrifice d’Abraham ! Isaac, le fils de la promesse, qu’Abraham était disposé à offrir à Dieu en sacrifice ! Si Abraham est manifestement décrit comme un bon père, tant pour le fils de la servante, Ismaël, que pour le fils de Sara, sa femme, ce dernier était bien particulier dans le cœur d’Abraham. Il a été attendu tant d’années, Sara ne pouvant avoir d’enfant. Mais aussi, il est celui sur lequel reposera la Promesse que Dieu avait faite à Abraham (Genèse 12.1-3)
 
Et une demande extraordinaire lui fut faite :
Et il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham ! Et il dit : Me voici. Et Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l’holocauste, et se leva, et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit. (Genèse 22:1-3)
Ce paragraphe nous parle :
• Dieu reconnaît l’amour d’Abraham pour son fils, et le souligne,
• Abraham a reconnu la voix de Dieu et obéit ! Il ne diffère pas le moment, il part de bon matin…
Le troisième jour, Abraham leva ses yeux et vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses jeunes hommes : Restez ici, vous, avec l’âne ; et moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; et nous reviendrons vers vous. (Genèse 22:4-5)
Et nous reviendrons vers vous… Il savait ce qu’il devait faire, et pourtant déclare clairement aux serviteurs qui l’accompagnent qu’il reviendra avec le jeune homme. Nous nous interrogeons sans doute sur le sens de cette réponse, car Abraham ne connaît pas la fin de cette scène qu’il va vivre et dont il est malgré lui un acteur majeur… L’épître aux Hébreux va répondre à notre interrogation… Mais il faut poursuivre la lecture…
Et Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac, son fils ; et il prit dans sa main le feu et le couteau ; et ils allaient les deux ensemble. Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble. (Genèse 22:6-8)
Ici la question vient d’Isaac, jeune homme portant le bois de l’holocauste… Et nous lisons dans l’Evangile : "Et [Jésus] sortit portant sa croix, et s'en alla au lieu appelé lieu du crâne, qui est appelé en hébreu Golgotha."(Jean 19:17). Pas de question sur le chemin de Golgotha ! Mais sur la route où marchent un vieux père et son fils, une question est posée ! Et la réponse est fournie, sans détour, par Abraham : Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste ! L’apôtre Pierre résume la réponse divine : "un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous."(1 Pierre 1:19-20). Abraham affirme : "Dieu se pourvoira" … Et nous le savons, Christ a été manifesté au temps approprié, selon le plan de Dieu, des siècles après que cette page de la Bible n’ait été écrite !
 
Et la montée vers Morija se poursuit !
Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit. Et Abraham bâtit là l’autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l’autel, sur le bois. Et Abraham étendit sa main et prit le couteau pour égorger son fils. (Genèse 22:9-10)
Une scène étrange que cet arrangement de l’autel, le fils attaché sur l’autel sans un mot, sans un cri… Comme nous lisons la scène de la Croix. Scène étrange, mais histoire prémonitoire du Sacrifice du Christ…
Mais l’Ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il dit : Me voici. Et il dit : N’étends pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. (Genèse 22:11-12)
Jacques, dans son épître fait écho à toute la vie d’Abraham, mais particulièrement à cette scène ci : "Et l'écriture a été accomplie qui dit : Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ; et il a été appelé ami de Dieu" (Jacques 2:23). Abraham a rendu compte de sa foi en Dieu par des actes, non par des invocations seulement, non par des gestes religieux répétitifs !
Et Abraham leva ses yeux, et vit, et voici, il y avait derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. (Genèse 22:13)
Oui, Abraham avait eu raison d’obéir, d’agir dans la foi… Certes il ne pouvait vraiment comprendre de qui lui était demandé, les sacrifices humains sont réprouvés par Dieu… Mais il avait ce pressentiment d’un événement exceptionnel, il l’avait dit deux fois déjà : "nous reviendrons"(vers.5). et "Dieu se pourvoira de l’agneau"(vers.8).
 
Suit alors l’apaisement, la reconnaissance et la louange ! Abraham parle, et puis la Promesse qui lui avait été faite est réitérée, et attachée à cette foi extraordinaire qu’a manifestée le Patriarche…
Et Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu. (Genèse 22:14)
Et l’Ange de l’Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois, et dit : J’ai juré par moi-même, dit l’Éternel : Parce que tu as fait cette chose-là, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta semence possédera la porte de ses ennemis. Et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, parce que tu as écouté ma voix. (Genèse 22:15-18)
Une promesse qui a une étendue universelle : toutes les nations de la terre ! Ainsi, depuis Abraham, au travers de la lignée de la Promesse, un peuple fut établi dépositaire des promesses, et témoin de leur portée pour l’humanité entière ! Quel est donc l'avantage du Juif… ? Grand de toute manière, et d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. (Romains 3:1-2). Et l’Evangile est aujourd’hui annoncé à toutes les nations…
Et Abraham retourna vers ses jeunes hommes ; et ils se levèrent, et s’en allèrent ensemble à Beër-Shéba ; et Abraham habita à Beër-Shéba. (Genèse 22:19)
Une conclusion et un encouragement pour nous, aujourd’hui : Abraham nous fournit un modèle pour marcher par la foi, c’est pourquoi nous lisons dans l’Epître aux Hébreux :
Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, à l'égard duquel il avait été dit : "En Isaac te sera appelée une descendance", ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d'entre les morts, d'où aussi, en figure, il le reçut. (Hébreux 11:17-19)
La clé de cette histoire, est écrite dans ces lignes de l’épître aux Hébreux. Abraham croyait dans la promesse qui lui fut faite touchant Isaac, et est allé de l’avant, prêt à l’offrir en sacrifice…. Une réflexion logique y eût vu une évidente contradiction, et cette contradiction est résolue par la foi en Dieu !
 
Une page du livre de la Genèse, une page écrite des siècles avant que l’on ne vit Jésus-Christ cloué à la croix du Calvaire… Une page qui annonce la Croix :
 
"Dieu s’était pourvu de l’agneau pour l’holocauste !"

 
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et des pages des Prophètes d'Israël ainsi que du Pentateuque.

 

07-02-2010, 11:38:48 Eric
Abraham   Amour   Dieu   Espérance   Eternel   Foi   Jesus   Paix   Pardon   Sacrifice  
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01-02-2010 Lectures
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Jésus le Consolateur

Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui être chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Evangile selon Matthieu 11.28  Beaucoup de "pourquoi" s’élèvent de cœurs qui souffrent, beaucoup d’interrogations... Beaucoup de "pourquoi" pour tant de souffrances, de peines, de douleurs, de maladies... Pourquoi le deuil, la solitude, l’adversité... ?
Mes larmes ont été mon pain, jour et nuit... Mon Dieu ! mon âme est abattue au dedans de moi... Pourquoi m’as-tu oublié ? Pourquoi es-tu abattue, mon âme ? et pourquoi es-tu agitée au dedans de moi ? Psaume 42.3,6,9,11
Nous pourrions multiplier les citations de la Bible, mais lisons au Nouveau Testament, il y est fait état de la création et des souffrances, lot des hommes sur la terre.
En effet, la création a été assujettie à la futilité - non de son propre gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise... Or nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'accouchement... Romains 8.18,20,22
Dieu voit-il ? Dieu sait-il ce qui arrive aux fils des hommes ?
L’Éternel regarde des cieux ; il voit tous les fils des hommes. Psaume 33.13
Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui.   2 Chroniques 16.9
Le Créateur voit sa création, il voit ses créatures, il voit les hommes ! Voyons le Seigneur Jésus auprès du tombeau de Lazare, frère de Marthe et Marie. Il vit les pleurs des deux sœurs, et de ceux qui étaient venu exprimer leur sympathie :
Quand Jésus la vit pleurer, et qu'il vit pleurer aussi les Juifs qui étaient venus avec elle, son esprit s'emporta et il se troubla. Il dit : Où l'avez-vous mis ? Seigneur, lui répondirent-ils, viens voir ! Jésus pleura. Jean 11.33-35

  

Quel est donc le plan de Dieu ?

Veut-il donc voir les hommes qu’il a créé demeurer dans la douleur ? Quelle est la fin, qu’est-ce que Dieu va faire ?

Dieu vous appelle à son propre royaume et à sa propre gloire. 1 Thessal.2:12
Le livre de l’Apocalypse conclut, parlant de choses nouvelles :
Et j’ouïs une grande voix venant du ciel, disant : Voici, l’habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées. Apocalypse 21.3-4
Il y a une question fondamentale et personnelle : Où passerai-je l’Eternité ? Auprès de Celui qui essuiera toute larme ? C’est d’abord de salut qu’il est question. Car que vaut une vie d’homme, si elle n’aboutit pas à la joie du Ciel ?
Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu'il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l'homme qu'il a destiné à cela, de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l'ayant ressuscité d'entre les morts. Actes 18.30-31
La Parole de Dieu nous fait connaître le bonheur de Dieu lorsqu’une personne répondant à son appel est introduite dans la joie du ciel.

Le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur. Romains 6.23

Notre Dieu sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité ; car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous.  1 Timothée 2.3-6

Mais pour qui est cet avenir ?

Le salut est gratuit, il est donné à quiconque croit, à quiconque reçoit Jésus comme Sauveur…

Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Jean 3.16
 

Pour aller plus loin dans cette lecture, voir le thème  « Jésus le Consolateur » au site :

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01-02-2010, 09:49:57 Eric
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29-12-2009 Lectures
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Genèse 45 - De la dépression à la confiance

 
La vie des patriarches recèle des perles, des passages tels qu’il faut dépasser le cadre de l’histoire pour recevoir ce qu’elle peut nous dire. Ce n’est d’ailleurs pas pour composer un livre d’images que ces récits ont été conservés dans la Bible, transmis oralement puis écrits sur les supports anciens, et que des générations de copistes ont reproduits au cours de nombreux siècles…
 
Vers la fin de sa longue vie, Jacob connaît une profonde dépression. Après les années de travail à la force des ses poignets, années au cours desquelles il acquit une famille et de grands troupeaux… dans des conditions bien décrites dans la Bible, mais moralement pas trop claires, Jacob est dans le deuil de Rachel, son aimée, sa préférée – il la pleure encore (48:7), et en plus il voit le comportement de ses fils et a de quoi être désolé… Et par-dessus tout, Joseph, l’aîné des fils que lui donna Rachel est mort… Du moins le pense-t-il…
 
Tout semble s’écrouler, et en outre la famine sévit depuis deux ans déjà en Canaan ! Ses fils doivent aller chercher de la nourriture en Égypte… Et ils s’y trouvent devant Joseph, celui qu’ils avaient vendu pour quelques pièces d’argent… Ils reviennent alors auprès de leur père avec cette bonne nouvelle…
Et ils montèrent de l'Égypte, et vinrent au pays de Canaan, vers Jacob, leur père ; et ils lui rapportèrent, disant : Joseph vit encore ; et même c'est lui qui gouverne tout le pays d'Égypte. Mais son cœur resta froid, car il ne les crut pas. (Genèse 45:25-26)
Le cœur de Jacob reste froid, c’est un homme qui a perdu ses illusions… Que lui reste-t-il de ce qu’il avait rêvé pour sa vie ? Il pleure Rachel, il pleure Joseph… Que viennent donc lui dire ses fils ?
 
Alors les fils rapportent ce que Joseph leur a dit…
Et ils lui dirent toutes les paroles de Joseph, qu'il leur avait dites ; et il vit les chariots que Joseph avait envoyés pour le transporter ; et l'esprit de Jacob leur père se ranima. Et Israël dit : C'est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai avant que je meure. (Genèse 45:27-28)
Cette transformation doit nous interpeller ! Nous voyons cet homme âgé et affligé qui est touché par les paroles qu’il entend, ce message de son fils Joseph qu’il croyait mort…. Son esprit se ranime ! Soulignons le changement qui s’opère… L’esprit de Jacob se ranime. Et Israël dit… Celui qui est ici appelé Jacob, suivant son nom d’homme, est appelé Israël, le nom qu’il reçu de Dieu (32:28) ! Le regard de la foi le fait mettre debout ! C’est le cri de la foi qui jaillit de son cœur : Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai…
 
Et dans cette prise de conscience, la parole d’un homme debout, un homme qui décide de son chemin au lieu de se laisser enfoncer par ses circonstances ! Ainsi il parle avec force disant : C'est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai avant que je meure. … Jacob s’est secouée de sa profonde dépression et c’est Israël qui parle ! Est-ce le même homme ? Oui et non… Jacob, Israël, une seule et même personne, mais lorsque Jacob se lève, lorsqu’il sort de son état dépressif, c’est sous ce nom d’Israël, le nom de l’homme en relation avec Dieu, un « homme debout » …
 
Et ce vieil homme, fatigué par le poids des ans, prend la route vers l’Égypte pour voir Joseph, son fils ! Nous le verrons alors adresser une parole de bénédiction au Pharaon (47:10) ! Et par la suite, il agit en prophète. Il faut lire le chap.49, quand Jacob, au bout de sa vie, bénit ses fils, adressant à chacun des paroles appropriées…
 
Mais au-delà de ces paroles, il est une bénédiction particulière pour les fils de Joseph :
Et il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu'à ce jour, l'Ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ; et qu'ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu'ils croissent pour être une multitude au milieu du pays. (Genèse 48:15-16)
Dieu, mon berger… Nous pouvons retourner à l’histoire du patriarche, jusqu’au moment où cette parole fut prononcée ! Que de faux pas ! Et quelles désolations n’en a-t-il par récoltées ! Et il rend témoignage : Dieu n’a cessé d’être son berger. Dieu a veillé. S’il traversa des temps difficiles, Dieu ne s’est jamais départi de ses soins envers lui… Certes ce fut parfois la houlette pour le ramener…
Même quand je marcherais par la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent. (Psaumes 23:4)
Nous avons affaire au même Dieu, l’Unique, Celui qui se fait connaître comme le Consolateur ! L’auteur de ce livre de sagesse qu’est le livre de Job met dans le cœur de Job, et sur ses lèvres, des paroles fortes qui peuvent le soutenir dans son épreuve, ou plutôt qui forment son espérance, sa conviction de foi lorsque tout s’écroule pour lui-même :
Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant, et que, le dernier, il sera debout sur la terre ; et après ma peau, ceci sera détruit, et de ma chair je verrai Dieu, Que je verrai, moi, pour moi-même ; et mes yeux le verront, et non un autre : - mes reins se consument dans mon sein. (Job 19:25-27)
Et nous qui avons entre nos mains le message de grâce de notre Dieu ? Nous laisserions-nous aller à la désespérance ? Nous laisserions-nous aller à ne regarder que nos faux-pas pour dire « échec, vie ratée, pas de joie possible… » Voyons l’histoire de Jacob, acceptons de nous y retrouver… Des « Jacob » appelés à vivre comme des « Israël », dans la foi, dans la confiance. Nous avons pour nous, toujours vivant, Celui qui a donné sa vie et qui nous appelle à vivre avec Lui !
Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s'il en était autrement, je vous l'eusse dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. (Jean 14:1-3)
Comme Jacob a écouté les paroles de Joseph, celles que lui rapportèrent ses autres fils, nous avons pour nous la Parole de Dieu…

 
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29-12-2009, 15:04:31 Eric
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03-05-2009 Lectures
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LE MESSIE SOUFFRANT ET EXALTE (4/4)
Ésaïe 52.13-53.12


Le serviteur sacrifié - 53.4-12

Le côté de Dieu
 
La clé nous est maintenant donnée. Il fallait une guérison dans l’homme, et pour cela un sacrifice de réparation, une réponse aux exigences de la justice divine, un être sacrifié sur qui cette justice s’exerçât, pour que la dette soit payée. C’est le préalable à la miséricorde, afin qu’elle s’appliquât dans le respect de la justice divine… Et, nous pourrions dire encore que l’amour de Dieu pour sa créature devait être manifesté par un acte, et non par des paroles seulement.
 
Il fallait que fût accomplie cette révélation prononcée par Abraham : "Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste" (Genèse 22.8). Ainsi, ce message délivré en ce temps particulier de l’histoire d’Israël n’était pas complètement neuf. Non, il était en germe dans toute l’Ecriture, il s’agit d’un patrimoine spirituel essentiel. Outre cette parole d’Abraham, nous apprenons de l’histoire de Joseph vendu par ses frères : "Et Dieu m'a envoyé en avant de vous… pour vous permettre de rester en vie, par une grande délivrance" (Genèse 45:7). Et même déjà dans cet enseignement de l’histoire de Caïn : "Si tu ne fais pas bien, le sacrifice pour le péché est couché à ta porte" (Genèse 4.7). Le Serviteur du Seigneur, celui dont parle le prophète, connaîtra le rejet de son peuple, comme Joseph a connu celui de ses frères. Il traversera la mort pour être Celui qui apporte la vie ; Il est, Lui, le sacrifice dont Dieu s’est pourvu, dont Abraham a eu le pressentiment…
 
Mais quel fruit alors pour sa gloire !

Le Seigneur a voulu l'écraser par la souffrance ; si tu as fait de lui un sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours, et la volonté du Seigneur se réalisera par lui. A cause de ses tourments, il verra, il sera rassasié par sa connaissance ; mon serviteur, le juste, apportera la justice à la multitude et il se chargera de leurs fautes. C'est pourquoi je lui donnerai une part avec la multitude ; il partagera le butin avec les puissants, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été compté parmi les transgresseurs – alors qu'il a porté le péché d'une multitude et qu'il est intervenu pour les transgresseurs. (53.10-12)

L’engagement du serviteur allant au jugement à la place de l’homme coupable est à souligner, car ce qui nous en est dit n’est pas peu de choses :
  • il s'est livré lui-même à la mort,
  • il a été compté parmi les transgresseurs,
  • il porté le péché d'une multitude,
  • il est intervenu pour les transgresseurs.
Chacune de ces propositions est d’une profondeur telle qu’il convient de s’arrêter sur chacune de ces lignes claires et fortes. Ce mystère était marquant pour les Israélites. Plus d’un Psaume chanté lors des fêtes solennelles évoquent ces paroles prophétiques, mais il en est un, déjà cité, qui exalte le serviteur endurant la douleur et l’abandon, le sacrifice qui fonde la paix pour la nation et la bénédiction qui enveloppera la terre tout entière :

Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné…
Tu m’as répondu !
Je parlerai de ton nom à mes frères,
au milieu de l’assemblée, je te louerai…
Les pauvres mangeront,
ils seront rassasiées ;
ils loueront le Seigneur,
ceux qui le cherchent.
 
Que votre cœur vive à jamais !
Toutes les extrémités de la terre
se souviendront du Seigneur
et se tourneront vers lui ;
Toutes les familles des nations
se prosterneront devant lui.
Car le règne appartient au Seigneur,
il domine sur les nations…
(Psaume 22.2, 22-23, 27-29)

 
Extrait du livre
"LIVRE D'ESAIE, LE PROPHETE"
Des paroles qui traversent les temps

Texte complet sur la site :
Que dit l'Évangile ?

 

03-05-2009, 08:36:51 Eric
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19-04-2009 Lectures
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LE MESSIE SOUFFRANT ET EXALTE (3/4)
Ésaïe 52.13-53.12


Le serviteur sacrifié - 53.4-12

La réponse, donnée dans des termes d’une concision extrême, est comme une réflexion personnelle : En fait… Une réflexion profonde d’un homme qui fait un retour sur lui-même :

En vérité, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'était chargé ; et nous, nous le pensions atteint d'un fléau, frappé par Dieu et affligé. (52.4)

Un réel retour sur soi de celui qui constate cette douleur et comprend comment lui sera donnée une paix, cette paix avec Dieu relativement à tout ce qui l’en séparait. Il discerne l’accomplissement effectif de ce qu’annonce la fête solennelle du Grand Pardon. En cette célébration annuelle, le seul jour où le Grand Prêtre entre dans le lieu très saint dans le Temple, un bouc est envoyé périr seul au désert, portant symboliquement toute la culpabilité d’Israël (Lévitique 16).

Or il était transpercé à cause de nos transgressions, écrasé à cause de nos fautes ; la correction qui nous vaut la paix est tombée sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous avons été guéris. Nous étions tous errants comme du petit bétail chacun suivait sa propre voie ; et le Seigneur a fait venir sur lui notre faute à tous. (53.5-6)

La confession est remarquable, les yeux sont ouverts sur une réalité : "chacun suivait sa propre voie." (53.6).Ezéchiel avait bien parlé des "brebis faibles, malades, blessées…" (Ézéchiel 36). C’était le côté de la miséricorde, tandis qu’ici, nous voyons l’autre côté, celui de la responsabilité de l’homme. Et la ressource de Dieu. Le Serviteur-oint endure le jugement, vrai substitut du pécheur devant Dieu ! La substitution d’un sacrifice est le seul moyen par lequel un homme puisse se présenter devant le Seigneur, réponse au grand paradoxe de la Loi, ce paradoxe qui associe la culpabilité du transgresseur et la miséricorde : le coupable n’est pas innocent, et pourtant la faute est pardonnée. "Le Seigneur (YHWH), le Seigneur (YHWH), Dieu compatissant et clément, patient et grand par la fidélité et la loyauté, qui conserve sa fidélité jusqu’à la millième génération, qui pardonne la faute, la transgression et le péché, mais qui ne tient pas le coupable pour innocent…" (Exode 34.7). Chaque sacrifice annonçait ce que le prophète entrevoit ici.
 
La côté de l’homme
 
Un traitement particulièrement infâme est infligé par des hommes au serviteur de Dieu ! Il est traité comme un criminel, dans l’indifférence quasi générale. Il subit ces violences sans exprimer un cri, sans un mouvement de rébellion.

Maltraité, affligé, il n'a pas ouvert la bouche ; semblable au mouton qu'on mène à l'abattoir, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n'a pas ouvert la bouche. Il a été pris par la violence et le jugement ; dans sa génération, qui s'est soucié de ce qu'il était exclu de la terre des vivants à cause des transgressions de mon peuple, du fléau qui l'avait atteint ? (53.7-8)

Qui se souciera ? L’indifférence des hommes est constatée et mise en contraste avec le sacrifice : mis à mort à cause des transgressions du peuple, parce qu’il en assume la charge, parce qu’il en connaît le châtiment… Un Psaume nous fait entrer dans la profondeur des souffrances :

Quant à moi, je ne suis pas un homme, mais un ver,
outragé par les humains et méprisé par le peuple.
Tous ceux qui me voient se moquent de moi…
(Psaume 22.7)

Le texte se poursuit alors en une forme de résumé :

On a mis sa tombe parmi celles des méchants… (53.9)

Il y a ceux qui agissent, sous le couvert de ce "on" indéfini, il y a aussi l’indifférence de plusieurs, mais le Seigneur veille sur son oint, honorant sa dépouille mortelle :

On a mis son sépulcre avec celui du riche, parce qu'il n'a pas commis de violence et qu'il n'y a pas eu de tromperie dans sa bouche. (53.9)

Les voies de l’homme sont tournées à l’inverse par Celui qui a son regard sur le serviteur qu’Il agrée, soulignant sa justice, la vérité de ses paroles, la qualité de son service. Ceci introduit l’autre face de cette scène de douleurs.
 

 
Extrait du livre
"LIVRE D'ESAIE, LE PROPHETE"
Des paroles qui traversent les temps

Texte complet sur la site :
Que dit l'Évangile ?

 

19-04-2009, 12:00:10 Eric
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25-01-2009 Lectures
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Une grande lumière
Livre d'Esaïe, 8.23-9.6

Y a-t-il dans l’Écriture des paroles de désespoir absolu ? Ce n’est pas la propos de Dieu ! Que nous lisions la Loi, les Prophètes, ou encore les livres de Sagesse, tous tournent le regard du lecteur vers le jour nouveau, celui de la paix, de la justice, ce jour où il n’y aura plus de larmes. Ainsi lisons nous en clôture de la Torah, le Pentateuque : "Lorsque toutes ces paroles arriveront sur toi, la bénédiction et la malédiction que j'ai placées devant toi, si, parmi toutes les nations où le Seigneur, ton Dieu, t'aura banni, tu réfléchis, si tu reviens au Seigneur, ton Dieu, et si tu l'écoutes de tout ton cœur et de toute ton âme, toi et tes fils, exactement comme je te l'ordonne aujourd'hui, alors le Seigneur, ton Dieu, rétablira ta situation ; il aura compassion de toi, il te rassemblera encore d'entre tous les peuples où le Seigneur, ton Dieu, t'aura dispersé." (Deutéronome 30.1-3)
 
Les ténèbres progressent dans le pays ruisselant de lait et de miel, le pays d’Emmanuel. Alors le prophète déploie la magnificence de l’œuvre de Dieu, il exalte son Nom en parlant de la lumière inondant la terre plongée dans les ténèbres :

Mais les ténèbres ne régneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses. Si le passé a réduit à peu de chose le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, l'avenir donnera de la gloire à la route de la mer, à l'autre côté du Jourdain, au territoire des nations. (8.23)

Sitôt ces paroles exprimées, le prophète lève le voile sur un avenir lumineux :

Le peuple qui marche dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitent le pays de l’ombre de la mort une lumière a brillé… (9.1)

Les jours s’écoulent sans lumière, sans espérance, sans que l’homme puisse discerner un jour plus beau, un jour libéré… Le prophète décrit ce terrible état : joug, coups de trique, bottes piétinant le pays… le pays où règne l’ombre de la mort ! Mais ce temps ne peut durer, le silence de Dieu ne peut se prolonger à l’infini. Il y a une fin, ainsi que le psalmiste l’exprime : "Il les fit sortir des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs liens" (Psaume 107:14). Le prophète exulte, il revient à ce signe qu’il proposa à Achaz : "la jeune fille enceinte mettant au monde un enfant, et son nom sera Emmanuel." Nous avons lu que le pays d’Israël est le pays d’Emmanuel ! Et nous faisons ici un deuxième pas dans la connaissance de l’enfant. Ésaïe s’écrie :

Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a la souveraineté sur son épaule ; on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. (9.5)

Le fils, descendant de David comme nous le lisons au verset suivant, sera le souverain sur Israël : "Portes, élevez vos linteaux ! Élevez-vous, portails antiques ! Que le roi glorieux fasse son entrée ! Qui est ce roi glorieux ? Le Seigneur, le fort, le héros…" (Psaume 24.7-8) La louange se répand dans l’énoncé des titres de gloire qui lui seront attribués. Merveilleux, Conseiller ! Il est le vainqueur, l’agent puissant de l’accomplissement du conseil de Dieu. Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix ! Ceci rend compte d’une réalité à venir, le règne de justice et de paix sous le sceptre du "Fils de David" :

Étendre la souveraineté, accorder une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par l’équité et par la justice, dès maintenant et à toujours ; voilà ce que fera la passion jalouse du SEIGNEUR (YHWH) des Armées. (9.6)

Ce sont des paroles d’espérance, de confiance, pour les croyants tandis qu’ils ont à traverser ces temps difficiles et en connaîtront d’autres, plus douloureux encore. Ils puiseront leur force, le courage, dans la confiance en la venue de l’aurore qui dissipera les ténèbres.

 
Extrait du livre
LIVRE D'ESAIE, LE PROPHETE
Des paroles pour notre temps

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Que dit l'Évangile ?

 

25-01-2009, 23:37:43 Eric
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20-12-2008 Lectures
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UN MESSAGE POUR NOTRE TEMPS
PRONONCE IL Y A DEUX MILLENAIRES ET DEMI
Livre du prophète Esaïe, chap.5

 
Un prophète, dans sa jeunesse, au commencement de son service, il y a de cela 2600 ans, prononça des paroles qui résonnent aujourd'hui comme amplifiées par l'étendue planétaire du théâtre de la vie. Des mots prononcés alors dans une petite ville, au milieu d'un petit peuple et qui engagent aujourd'hui à la réflexion...

Métaphore de la vigne
Le message sera-t-il entendu ? Le prophète poursuit sur un mode poétique, une hymne, afin que l’harmonie du discours fixe les paroles au dedans des esprits. Il proclame le chant du bien-aimé pour sa vigne.
Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile.
Il en travailla la terre, ôta les pierres
et y planta un cépage de choix ;
il bâtit une tour au milieu d'elle,
il y creusa aussi une cuve.
Il espérait qu'elle produirait des raisins,
mais elle a produit des fruits puants !
(5.1-2)
Le fruit est bien différent de celui attendu ! Alors la question est posée :
Qu'y avait-il encore à faire à ma vigne
que je n'aie pas fait pour elle ?
Pourquoi, quand j'espérais
qu'elle produirait des raisins,
a-t-elle produit des fruits puants ?
(5.4)
Sans attendre, la ruine est annoncée.
Or la vigne du Seigneur (YHWH) des Armées, c'est la maison d'Israël, et les hommes de Juda, c'est le plant qu'il chérissait. Il espérait l'équité, et voici le crime ! La justice, et voici les cris des victimes ! (5.7)
Séquence lapidaire, plaidoyer sans appel ! L’homme nourri de la Parole de Dieu aime se souvenir avoir été créé à l’image de Dieu, et s’en prévaut volontiers, mais qu’y a-t-il ici pour refléter le Dieu de miséricorde ? Ce n’est pas faute d’avoir cru en l’existence de Dieu. C’est faute de marcher selon le modèle qu’Il donne que fond sur la terre le malheur…

Quel malheur !
Un véritable malheur pour ceux qui s’enrichissent au dépens d’autrui,
ajoutant maison à maison et joignant champ à champ… ceux qui se lèvent de bon matin afin de rechercher l'alcool… ceux qui traînent au crépuscule, échauffés par le vin… ceux qui s’immergent dans des flots de vanité… ceux qui appellent le mal bien et le bien mal… ceux qui se croient sages… Ils acquittent le coupable pour un pot-de-vin et retirent au juste sa justice ! (5.8-22)
Une sinistre litanie pour montrer combien est fou l’homme qui génère ainsi son propre malheur… "Le fou méprise l'instruction de son père" (Proverbes 15:5). Ces paroles expriment le sentiment de désolation du prophète, et, plus encore, la désolation de Dieu devant le chemin pris par tant d’humains. Elles constituent un douloureux écho à la sentence prononcée plus haut dans ce livre du prophète : "Quel malheur pour eux ! Car ils se préparent un malheur." (3.9) Et ce malheur est annoncé,
car ils ont rejeté la loi du Seigneur (YHWH) des Armées et bafoué la parole du Saint d'Israël. (5.24)
Notons encore qu’il ne s’agit pas d’infractions à des règles cérémonielles, mais de vies déréglées : pour les uns, ambitions coupables, pour d’autres, course aux vanités, plongeon dans la débauche, prétention inconsidérée, et pour d’autres encore, jugements iniques… Le comportement de l’homme envers son prochain et envers lui-même, voilà ce dont il est question !
 
Un autre prophète, un contemporain d'Esaïe, ne souligna-t-il pas cette évidence en disant haut et fort :
Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ? (Michée 6:8)
Que dirons-vous donc face à ces paroles ?

 
Extrait du livre
LIVRE D'ESAIE, LE PROPHETE
Des paroles pour notre temps

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20-12-2008, 11:39:15 Eric
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03-12-2008 Lectures
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Les chérubins fermaient l'accès...
 
L'Éternel chassa l’homme,
et plaça à l’orient du jardin d’Eden les chérubins...
pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Genèse 3:24

 
LE RECIT DES ORIGINES

C’est en un récit bien ancien que nous trouvons les bases du plan de Dieu. Le commencement de la Genèse nous indique le but ultime de Dieu, à savoir faire briller sa lumière afin que l’homme soit éveillé à la grâce et introduit dans le « repos de Dieu », cette éternité bienheureuse ou tout sera paix et bonheur. Le second récit fait état des voies, du chemin pris pour que l’homme soit conscient de la grâce, de l’amour de Dieu.
 
Ces récits des premiers chapitres de la Genèse puisent leur source dans la culture des peuples de Mésopotamie bien avant que l’on ne parle de Babylone, d’Assur ou de Ninive ; des sages y ont puisé les bases pour réécrire ces récits afin de faire apparaître sous ces formes allégoriques la réalité du plan divin qui leur fut révélé. On a recherché la localisation de l’Arche de Noé, on a supputé le lieu d’un antique « Jardin d’Eden »… Et l’on peut même trouver des indices qui localiseraient ce lieu au-delà de l’embouchure du Tigre et de l’Euphrate… Mais les antiques récits populaires sont réécrits dans la Genèse pour indiquer la réalité de la situation de l’homme devant Dieu… – Comme Paul, en un autre temps, voyant un autel dédié « au dieu inconnu », se saisit de cette opportunité pour dire aux Athéniens qui est ce Dieu qu’ils ne connaissaient pas (Actes 17:23), et affirmer tout aussitôt que Dieu n’est pas au rang de leurs idoles – Dans le récit de la Genèse, ce qui est à retenir est la leçon concernant le plan de Dieu, discernée dans cette réécriture du récit populaire !

Ce sont ici les générations des cieux et de la terre lorsqu’ils furent créés, au jour que l’Éternel Dieu fit la terre et les cieux, et tout arbuste des champs avant qu’il fût sur la terre, et toute herbe des champs avant qu’elle crût ; car l’Éternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol ; mais une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol. Et l’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante. Et l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y plaça l’homme qu’il avait formé. […]
 
Et l’Éternel Dieu le mit hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris : il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Eden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Genèse 2:4-8 et 3:23-24

L’humanité s’est détournée de Dieu ! La connaissance du bien et du mal n’est pas suffisante à garder l’homme dans le chemin de Dieu, ainsi que le prophète le résume :

Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?
Michée 6:8

Et ainsi il y a une barrière entre Dieu et l’homme ! Plus exactement nous devons dire que l’homme ne peut se présenter devant Dieu et vivre ! Pourrait-il vivre, injuste, devant Dieu ? L’homme appelé à entrer dans le repos de Dieu est impropre à y entrer, à moins que de pouvoir être déclaré « juste ».

A la lecture de ces lignes, nous pouvons nous poser quelques questions...

LA LOI DE MOISE

Les Livres de la Torah, le Pentateuque, précise la pensée de Dieu concernant l’humanité. Lors de l’établissement du Tabernacle du désert, cette situation devant Dieu fut précisée. Tandis qu’un modeste édifice de toile, le Tabernacle, attestait de l’attention de Dieu sur le peuple choisi comme « son témoin » sur la terre – soulignant ainsi pour nous l’attention de Dieu sur l’humanité qu’Il a créée – la construction de ce sanctuaire était telle que l’accès au Saint des Saints était interdite à l’homme. A nouveau il était question de chérubins, comme à l’entrée du Jardin d’Eden

Et tu dresseras le tabernacle selon son ordonnance qui t’a été montrée sur la montagne. Et tu feras un voile de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors ; on le fera d’ouvrage d’art, avec des chérubins ; et tu le mettras sur quatre piliers de bois de sittim, plaqués d’or, et leurs crochets seront d’or ; ils seront sur quatre bases d’argent. Et tu mettras le voile au-dessous des agrafes, et tu mettras là, au dedans du voile, l’arche du témoignage ; et le voile fera séparation pour vous entre le lieu saint et le lieu très saint. Et tu mettras le propitiatoire sur l’arche du témoignage, dans le lieu très saint.
Exode 26:30-34


En ce lieu, nul accès, le voile brodé de chérubins est là pour le signifier. Ce n’est qu’une fois l’an, en la fête du Grand Pardon, Yom Kippour, que le Grand Prêtre entre en ce lieu en suivant un rite détaillé dans la Bible, le chapitre 16 du Livre du Lévitique.

Et ceci sera pour vous un statut perpétuel : au septième mois, le dixième jour du mois, vous affligerez vos âmes, et vous ne ferez aucune œuvre, tant l’Israélite de naissance que l’étranger qui séjourne au milieu de vous ; car, en ce jour-là, il sera fait propitiation pour vous, afin de vous purifier : et vous serez purs de tous vos péchés devant l’Éternel. Ce sera pour vous un sabbat de repos, et vous affligerez vos âmes ; c’est un statut perpétuel.
Lévitique 16:29-31

Ce rite est rappelé dans l’épître aux Hébreux

Or ces choses étant ainsi disposées, les prêtres entrent constamment dans le premier tabernacle, accomplissant le service; mais, dans le second (le lieu très saint), seul le grand prêtre, une fois l’an, non sans du sang qu’il offre pour lui-même et pour les fautes du peuple…
Hébreux 9:6-7

Et pourquoi donc l’épître aux Hébreux rappelle-t-elle ce rite à des chrétiens d’entre les Juifs ? Pour montrer l’accomplissement que cette forme rituelle annonçait, à savoir l’œuvre accomplie pour le pardon des fautes.

Mais Christ étant venu, grand prêtre des biens à venir, par le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle.
Hébreux 9:11-12

LE VOILE EST DECHIRE, L’ACCES A DIEU EST OUVERT

Plaçons-nous en pensée devant la croix du Calvaire. Le ciel s’obscurcit, en plein midi il fait nuit tout à l’entour, soulignant la solitude morale du Christ en ces trois heures

Or il était environ la sixième heure ; et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure ; et le soleil fut obscurci, et le voile du temple se déchira par le milieu. Et Jésus, criant à haute voix, dit : Père ! entre tes mains je remets mon esprit. Et ayant dit cela, il expira.
Luc 23:44-46

Dès la fin des heures de ténèbres, celles de l’abandon de Jésus par Dieu lui-même, étant traité comme le péché devait l’être (Ésaïe 53:12, 1 Pierre 2:24) , le voile qui fermait l’accès au “lieu très saint” est coupé, en son milieu, tel une porte verrouillée qui s’ouvre définitivement...
 
Christ, accomplissant ce qui est annoncé dans le rite décrit en Lévitique 16, est entré dans le ciel, comme homme, présentant son propre sang, la marque du don de sa propre vie, en sacrifice.

Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu, — ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre que le sien 26 (puisque dans ce cas il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice.
Hébreux 9:24-26

L’oeuvre de la rédemption est accomplie ! Le chemin autrefois fermé est ouvert, c’est pourquoi nous lisons encore dans cette même épître:

Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, et ayant un grand prêtre établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure.
Hébreux 10:19-22

LE MESSAGE DE L'EVANGILE

Le message de l’Évangile n’est pas un avertissement annonçant la damnation faute de se convertir. Tel n’est pas le message des apôtres, des vrais disciples de Jésus... Heurter, menacer, promettre l'enfer... Trouverions-nous là une vraie raison pour se tourner vers Jésus ? Bien pauvre tout cela ! N'est-ce pas la pensée de l'homme de la parabole qui a reçu un seul talent et qui dit : "Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé et recueillant où tu n'as pas répandu" (Matthieu 25:24). Le message du Christ est ainsi libellé :

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et moi je vous donnerai du repos"
Matthieu 11:28

Le message de Jésus répond à l'homme qui aspire à la paix et au bonheur, à celui qui sent ses limites et attend la bonté, à l'enfant qui s'éveille à la lumière et l'amour et reconnaît Dieu, le Dieu de miséricorde, le Dieu de bonté qui l'ouvre à un horizon de paix et de joie.

 
Ce texte est extrait du site
Que dit l'Évangile ?
Des lectures du Nouveau Testament par thèmes et par livres,
Une lecture commentée du Livre des Psaumes,
et des pages des Prophètes d'Israël ainsi que du Pentateuque.

 

03-12-2008, 08:38:21 Eric
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10-11-2008 Lectures
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Pourquoi la Croix ?
 
Si la justice est par la loi, Christ est mort pour rien.
Galates 2:15-21

 
Nous sommes ici au cœur d'un sujet essentiel. La question est : Qui peut être déclaré « juste » devant Dieu ? Une question d’importance, car il s’agit de comprendre la pensée du Créateur, et non pas de nous forger une idée qui nous satisfasse… Et dans ce cadre, chacun comprendra l’universalité et l’actualité de la préoccupation. N’est-il pas écrit : "il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ" (2 Corinthiens 5:10).
 
Vers le milieu du premier siècle de notre ère, des Juifs et des non-juifs avaient été saisis par la bonne nouvelle de la grâce qui affirme que Dieu reçoit comme son enfant (1 Jean 1:12) quiconque a reconnu le jugement de Dieu exercé sur Christ à la croix, ayant "porté nos péchés en son corps sur le bois" (1 Pierre 2:24), conformément à la parole du prophète : "Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris."(Ésaïe 53:4-5).
 
Sans doute ne pouvons-nous pas nous transposer au milieu de ces jeunes assemblées à l'aube du christiannisme, mais nous apprenons que de graves débats les agitaient. Et nous connaissons la nature de ces débats : des enseignements légalistes affirment indispensable que les chrétiens d’entre les nations pratiquent la Loi de Moïse alors que tel n’était pas l’enseignement qu’ils avaient reçu... Alors, Paul dût écrire aux chrétiens de Galatie !

15 Nous qui, de nature, sommes Juifs [...], 16 sachant que l'homme n'est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi, parce que

SUR LE PRINCIPE DES ŒUVRES DE LOI
NULLE CHAIR NE SERA JUSTIFIÉE.

17 Or si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous-mêmes aussi nous avons été trouvés pécheurs, Christ donc est ministre de péché ? Qu'ainsi n'advienne ! 18 Car si ces mêmes choses que j'ai renversées, je les réédifie, je me constitue transgresseur moi-même. 19 Car moi, par la loi, je suis mort à la loi, afin que je vive à Dieu. 20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; - et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. 21 Je n'annule pas la grâce de Dieu ; car

SI LA JUSTICE EST PAR LA LOI,
CHRIST EST DONC MORT POUR RIEN.

A la lecture de ces lignes, nous pouvons nous poser quelques questions...
  • Pour un homme sous la Loi de Moïse, donnée de Dieu, y a-t-il une possibilité d’être agréé de Dieu et reçu comme juste ? Verset 16, Romains 3:20-31, Marc 10:17-23.
     
  • Et si l’homme qui croit au sacrifice expiatoire de Jésus n’était pas déclaré juste devant Dieu, que vaudrait alors ce sacrifice ? Et que vaudrait l’enseignement des prophètes ? Verset 17, Ésaïe 53:4-5.
     
  • Que fait un homme qui aurait dans un premier temps cru être juste devant Dieu, par la foi, et qui par la suite déclare qu’il n’en est rien, mais qu’il doit pratiquer la loi pour atteindre la perfection devant Dieu ? Et quelle valeur reconnaît-il alors au sacrifice de la croix ? Versets 18,21, Hébreux 3:12-19..
     
  • Quelle est l’assurance du croyant ? Comment exprime-t-il ici cette nouvelle vie qui l’anima ? Versets 19-20, Romains 8:1-3.
     
  • « Mort à la loi » ! Que veut dire l’apôtre par ces mots si forts ? Est-il libre de vivre sans loi ? Romains 6:15.
L’impossibilité pour l’homme d’atteindre à la sainteté de Dieu, d’acquérir par ses propres efforts le titre de « juste » est une telle évidence qu’il est ainsi coupable d’insinuer une telle pensée parmi les croyants. "Mieux lui vaudrait qu'on lui mît au cou une meule d'âne, et qu'il fût jeté dans la mer, que de scandaliser un de ces petits"(Luc 17:2). C’est pourquoi la lettre de Paul aux Galates est si forte, si violente.
  • Comment réagirions-nous si l’on apportait des réserves à notre confiance en l’œuvre de la croix ? Si l’on introduisait des préalables, des conditions pour être pardonnés, des actes cérémoniels nécessaires à nous rassurer devant Dieu ?
Le courant qui militait alors en ce sens, et qui renaît sans cesse, est lui-même un leurre par rapport à l’enseignement de Dieu aux fils d’Israël, il est un détournement grave du sens même de la Loi et des Prophètes, et d’ailleurs les Psaumes, expressions de foi des Israélites, ne cessent d’en appeler aux gratuités de Dieu. Nous y lisons notamment : "Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l'Éternel pour de longs jours." (Psaume 23:6).
  • Et si nous avons compris la bonté de Dieu, l'absolu de sa grâce manifesté à la croix, ne vivrions-nous pas selon cette parole du prophète : "Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?" (Michée 6:8).
L’épître aux Galates ne combat ni la Loi ni les Prophètes, mais bien ce détournement religieux qui s’est produit bien après le retour d’exil de Babylone, dès le deuxième siècle avant notre ère, et qui sévissait au premier siècle de notre ère.
 
Ce paragraphe expose la thèse que Paul développe tout au long de l'épître aux Galates.Il se termine sur une proposition particulièrement forte qui doit être gravée en nos esprits :
 
Si la justice est par la loi, Christ est mort pour rien.
 
Extrait du livret d'aide à la lecture de la Bible
"L'EPITRE AUX GALATES"
Texte complet prochainement sur la site :
Que dit l'Évangile ?

 
 
 
 
 
 

10-11-2008, 20:26:45 Eric
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08-09-2008 Lectures
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Le sel de la terre
 
Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide,
avec quoi lui donnerez-vous de la saveur ?
Marc 10:50

 
Annonçant une deuxième fois sa mort, peu après la transfiguration, le Seigneur réunit les douze et leur donnedes enseignements de base en vue de l'oeuvre qui leur sera confiée...
 
Un enseignement progressif, corrigeant d’abord les pensées qui doivent l’être, pensées de grandeur… Mais nous voyons cependant ici une conversation bien paisible, un cadre de confiance. Les questions portent sur leurs relations les uns envers les autres, l’accueil des humbles, le sectarisme, ceux qui pourraient être tenus loins à cause de mauvais comportement des chrétiens…

Et lorsqu'il se fut assis, il appela les douze et leur dit : Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux ; et l'ayant pris entre ses bras, il leur dit : Quiconque recevra l'un de tels petits enfants en mon nom, me reçoit ; et quiconque me recevra, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais c'est celui qui m'a envoyé. Et Jean lui répondit, disant : Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait des démons en ton nom, qui ne nous suit pas ; et nous le lui avons défendu, parce qu'il ne nous suit pas. Et Jésus leur dit : Ne le lui défendez pas ; car il n'y a personne qui fasse un miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt mal parler de moi, car celui qui n'est pas contre nous est pour nous. Car quiconque vous donnera à boire une coupe d'eau en mon nom, parce que vous êtes de Christ, en vérité, je vous dis qu'il ne perdra point sa récompense.
 
Et quiconque sera une occasion de chute pour un des petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui mît au cou une pierre de meule, et qu'il fût jeté dans la mer. Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la : il vaut mieux pour toi d'entrer estropié dans la vie, que d'avoir les deux mains, et d'aller dans la géhenne, dans le feu inextinguible, là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Et si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le : il vaut mieux pour toi d'entrer boiteux dans la vie, que d'avoir les deux pieds, et d'être jeté dans la géhenne, dans le feu inextinguible, là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le : il vaut mieux pour toi d'entrer dans le royaume de Dieu, n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans la géhenne de feu, là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Car chacun sera salé de feu ; et tout sacrifice sera salé de sel. Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi lui donnerez-vous de la saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous. (Marc 9:35-51)

Nous pouvons noter dans ces derniers paragraphes un certain nombre d’enseignements.
  • Quelles sont les directives données aux douze ? (Vers.35, 37, 39, 42). Voir aussi Jean 13:3-17. Et comment est libellée la synthèse de cet enseignement ?
  • Que pouvons-nous recevoir de l’enseignement des versets 39 et 40, à propos des oppositions qui ont existé au sein de la chrétienté ?
  • Pensons aux occasions de chutes ! Que voyons-nous autour de nous à propos de tant de personnes qui se détournent de l’enseignement du Christ ? Pourquoi ?
  • Mettons en contraste la préoccupation des disciples à l’annonce de la crucifixion, le chemin de service qui leur est proposé et la finale de ces paragraphes.
L’enseignement est plus saisissant peut-être qu’il pourrait y paraître. Le sel est un produit de conservation traditionnel, et aussi un exhausteur de goût ; il augmente la saveur des mets qu’il accompagne ! Ainsi, en parlant de « sel de la terre », nous pouvons penser à l’excellence apportée aux qualités humaines que l’on y rencontre. Et pour être tels, les disciples ont un chemin tracé par l’Homme qui leur parle, un chemin d’humilité (Philippiens 2:5-8), une voie qui exclut les dérives sectaires (vers.39), prend soin des plus petits (Zacharie 11:7,11) et veille à ne pas détruire la foi des plus faibles (vers.42-48, Matthieu 12:20 et Ésaïe 42:1-4). L’excellence dans l’humanité, n’y a-t-il pas quelque chose de cela dans ce que le Seigneur appelle « le sel de la terre » ?Et l’apôtre ajoutera ces mots : « Marchez dans la sagesse envers ceux de dehors, saisissant l'occasion. Que votre parole soit toujours en grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun.» (Colossiens 4:5-6)

 
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08-09-2008, 15:14:48 Eric
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08-08-2008 Lectures
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Marcher, courir, ou s’arrêter ?
 
Courons avec patience la course qui est devant nous.  
Hébreux 12:1

 
Le chemin avec Dieu n’est pas toujours facile, et il demande de la persévérance.  En lisant l’épître aux Hébreux, nous voyons ces chrétiens face à des dangers, à la veille d’un grand bouleversement.  Ils sont exhortés.  Nous y apprenons beaucoup de choses.  Le but de ce messages n’est toutefois pas le parcours de toute l’épître.  Peut-être le ferons-nous plus tard…  Mais nous voulons nous arrêter sur la marche, ou la « course », du chrétien…
 
Au moment où l’épître aux Hébreux a été écrite, quelques années avant l’an 70, l’année de la destruction du Temple de Jérusalem, des épreuves sérieuses attendent les chrétiens Juifs, particulièrement fidèles à la Loi, et attachés à Jésus-Christ, ayant reconnu en Lui le Messie qu’ils avaient attendus jusque là, comme Paul l’exprime dans l’épître aux Ephésiens : "nous qui avons espéré à l'avance dans le Christ" (Éphésiens 1:12). Nous voyons leur attachement à la Loi : "Tu vois, frère, combien il y a de milliers de Juifs qui ont cru ; et ils sont tous zélés pour la loi"    (Actes 21:20).

Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, Dieu  nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers, par un Fils qu'il a constitué héritier de tout et par qui il a fait les mondes.  Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l'expression de sa réalité même, soutient tout par sa parole puissante ; après avoir fait la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté dans les hauteurs,  devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité un nom plus remarquable que le leur.  (Hébreux 1.1-4)

La destruction du Temple sera un très grand bouleversement pour eux, et ainsi l’enseignement vient à point pour les préparer.  Aujourd’hui, des circonstances différentes peuvent survenir, des épreuves touchant l’évolution de la chrétienté, ou de ce que nous en voyons – car si nous devons nous réjouir dans les belles et grandes choses qui se passent en son sein, nous pourrions aussi plonger dans la désillusion… Un chrétien pourrait être tenté de s’écarter, de laisser monter en lui ce sentiment : A quoi bon ?…  Dans le cas des Juifs chrétiens du premier siècle, comme pour notre temps, les chrétiens sont encouragés à regarder à Jésus-Christ, en tenant ferme pour ne pas s’écarter du si grand salut (Hébreux 2:3)
 
L’épître est articulée autour de cette grande question du danger d’abandonner la foi chrétienne !  Il faut souligner les appels à tenir ferme « jusqu’au bout » (3:6, 3:14, 6:11)
 
Après avoir posé les fondements de la foi chrétienne, l’auteur est conduit à exhorter non seulement à tenir ferme, mais à avancer dans la foi, dans la vie de foi en pratique :
  • Ne pas s’écarter du salut
  • Tenir ferme la confession chrétienne
  • Reconnaître l’aide apportée par Jésus
  • S’approcher de Dieu par la foi, comme les pères (Hébreux 11)
Comment marcher ?
La « course » du chrétien… à mener « jusqu’au bout »
 
C’est d’abord tenir ferme !

Christ, comme Fils, sur sa maison ; et nous sommes sa maison, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout la confiance et la gloire de l’espérance.  (Hébreux 3:6)

Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout le commencement de notre assurance, …   (Hébreux 3:14)

Mais nous désirons que chacun de vous montre la même diligence pour la pleine assurance de l’espérance jusqu’au bout… (Hébreux 6:11)

Certains se sont trouvés en danger d’être arrêtés !  Il y avait parmi les chrétiens de Galatie, des personnes qui poussaient à faire marche arrière, mettant en question la liberté des chrétiens appelés à être des hommes et des femmes pleinement confiants de leur libération en Jésus ! 

Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés pour que vous n’obéissiez pas à la vérité ?   (Galates 5:7)

Un coureur, au stade, regarde le but, le fixe et ne se laisse pas distraire

C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous,   (Hébreux 12:1)

Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul reçoit le prix ? Courez de telle manière que vous le remportiez.   (1 Corinthiens 9:24)

Un vrai combattant parle pour lui-même, jusqu’à la dernière lettre lorsqu’il pressent que sa course s’achève :

Oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus.    (Philippiens 3:14)

Moi donc je cours ainsi, non comme ne sachant pas vers quel but ; je combats ainsi, non comme battant l’air…  (1 Corinthiens 9:26)

J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi !   (2 Timothée 4:7)

Dans ces dernières lignes, l’apôtre Paul parle de lui-même, mais son exhortation touche tous les chrétiens, pas seulement les apôtres et les missionnaires !  Il y avait parmi les auditeurs des hommes et des femmes assurant leur charge en ce monde : des parents et des enfants, des maîtres et des serviteurs (des chefs d’entreprise et des salariés)…  
 
Ajoutons que nous ne voyons pas ici de communauté, de dirigeants chrétiens devant « conduire le troupeau », mais de croyants ayant leur propre et personnelle responsabilité, ayant à mener leur propre vie…  Tous sont exhortés à « poursuivre la course », « marcher jusqu’au bout », « tenant ferme… »   Une des clés importantes de la vie…   

 
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08-08-2008, 10:49:11 Eric
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18-07-2008 Lectures
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Le Shabbat ! Le repos avec Dieu !

L'Éternel, ton Dieu,
se réjouira avec joie à ton sujet ;
il se reposera dans son amour

Sophonie 3.17


Le « repos de Dieu » est annoncé dès la première page de la Bible ! Qui ne la connaît, cette parole touchant le « septième jour » ?

Et les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu'il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il fit. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant. (Genèse 2:1-3)

Et pourtant Jésus a dit :

Mon Père travaille jusqu'à maintenant, et moi je travaille. (Jean 5:17)

Cette parole nous aide à comprendre le sens de la première page de la Bible, page de sagesse qui montre le travail de Dieu pour l’humanité qu’il a créée ! Nous devons bien comprendre ce qu’est ce « travail » tandis que Jésus prononça ces mots…

Dans le cantique que chante Moïse dès la sortie d’Égypte, le peuple étant désormais libéré de la servitude, il prononce ces mots évoquant cette perspective du peuple établi autour de son Dieu, dans la quiétude.


Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi. L'Éternel régnera à toujours et à perpétuité. (Exode 15:17-18)

Vision du peuple groupé autour de Dieu, du peuple établi dans le pays promis, jouissant de cette proximité de Dieu… Telle est l’assurance de Moïse, lorsqu’il chante ce cantique, à peine sorti d’Egypte, assurance pour le peuple d’Israël, mais aussi, nous l'apprenons par ailleurs, annonce du rassemblement des hommes autour de Dieu lors de l'installation de son royaume !


 
Le Shabbat

Peu de jours après le chant de ce cantique de Moïse, après la sortie d’Égypte, le lieu de servitude, le lieu du « non-repos », Dieu donne à Israël la Manne, ce « pain du ciel », leur donnant chaque matin la provision journalière et, chaque sixième jour de la semaine une double part, afin que, au septième jour, ils puissent jouir du repos.


Voyez que l'Éternel vous a donné le sabbat ; c'est pourquoi il vous donne au sixième jour du pain pour deux jours. Que chacun reste chez lui ; que personne ne sorte du lieu où il est, le septième jour. (Exode 16:29)

C’est là un don de Dieu, un geste de sa grâce… Et de cette grâce, les Israélites devront se souvenir, en conserver le mémorial. Ainsi, quelques semaines plus tard, le Shabbat sera écrit dans la Loi. C’est la quatrième parole du Décalogue (Les dix commandements). Car le peuple, témoin de Dieu, est naturellement conduit à exprimer sa reconnaissance… Car les Israélites ont appris que Dieu veille sur eux, ils ont constaté qu’ils peuvent avoir confiance en Dieu et il est naturel alors de montrer cette confiance en reconnaissant que ce qu’il fit dans le désert…

Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. Six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du sabbat, et l'a sanctifié. (Exode 20:8-11)

Nous voyons donc ici un geste qui exprime la confiance du peuple d’Israël envers Dieu, et aussi une réponse de reconnaissance envers Dieu « car sa bonté demeure à toujours ».
Dans cette quatrième parole du Décalogue, nous lisons aussi la référence à la parole de la Genèse. Il y a un repos de Dieu, une fin au travail de Dieu, et l’homme est convié à jouir de ce repos, et, comme les prophètes l'ont souvent rappelé, ce repos est la fin du travail de Dieu, l'accomplissement de son oeuvre : c’est à cela que l’homme est conduit par tout le travail de Dieu !

 
Les Prophètes

Le prophète Sophonie, quelque six cent trente ans avant la venue de Jésus-Christ, évoque à son tour ce « repos de Dieu », la fin de Son travail, la présence des rachetés autour de leur Seigneur :

L'Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s'égayera en toi avec chant de triomphe. (Sophonie 3:17)

Oui, l’Ecriture met en avant « le repos », mais non la dolence de vacances, ou la propension à ne rien faire… L’homme porte une charge sur la terre. Il a un poids sur la conscience, et il ne pourrait savoir où son chemin le mène si cela ne lui est pas révélé. Et cet avenir éternel qu’il pressent, comment peut-il savoir s’il se trouve un chemin pour l’atteindre ? Cette parole du prophète Sophonie est une attestation que Dieu n’est pas en repos. Nous pouvons lire cette parole prononcée un siècle avant que Sophonie ne parle, et qui annonce cette nouvelle traversée du désert qu’est l’exil à Babylone :

C'est pourquoi, voici, moi, je l'attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur ; et de là je lui donnerai ses vignes, et la vallée d'Acor pour une porte d'espérance ; et là elle chantera comme dans les jours de sa jeunesse et comme au jour où elle monta du pays d'Égypte. (Osée 2:14-15)

Et encore cette autre parole, prononcée par le prophète Ezéchiel à Babylone même, lorsqu’il s’adresse à ceux qui sont en exil avec lui. Il parle de la part du Seigneur :

Moi-même je paîtrai mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l'Éternel. La perdue, je la chercherai, et l'égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai ; mais je détruirai la grasse et la forte. Je les paîtrai avec jugement. …Et je susciterai sur eux un pasteur qui les paîtra, mon serviteur David : lui les paîtra, et lui sera leur pasteur. (Ézéchiel 34:15-16,23)

Ces textes, parmi bien d’autres, montrent le travail incessant de Dieu qui prépare les hommes à recevoir la paix et jouir de ces conditions de vie nouvelles qu’il prépare autour du Fils de David.

Mais l’homme a sa propre responsabilité, le chemin de la paix n’est pas « d’office » ouvert pour lui…


C'est pourquoi, comme dit l'Esprit Saint : «Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs…  … Ils s'égarent toujours dans leur cœur et ils n'ont point connu mes voies. Ainsi je jurai dans ma colère : S'ils entrent dans mon repos ! » (Hébreux 3:7-8,10-11 ; Psaume 95:11)

 
La Bonne Nouvelle

Mais comment trouver accès à ce repos avec Dieu ? C’est la Bonne Nouvelle, l'Évangile ! Jésus Christ est venu et a proclamé :

Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. (Matthieu 11:28-30)

Et c’est une joie pour Lui lorsqu’un homme reçoit son message de paix, son annonce du repos pour l’âme :

Je vous dis, qu'ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. (Luc 15:7)

Et d’ajouter encore, à propos de ceux qui sont autour de leur Berger :

Ils n'auront plus faim et ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur, parce que l'Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux fontaines des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. (Apocalypse 7:16-17)

Car l’éternité nous est ainsi proposée, dans la quiétude et le bonheur de l’accomplissement du plan de Dieu, lorsque le « travail de Dieu » sera achevé, selon ce que nous avons lu à la première page de la Bible. Nous lisons à la dernière page du Livre :

Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées. (Apocalypse 21:4)

 
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18-07-2008, 11:25:25 Eric
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23-06-2008 Lectures
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LA MERVEILLEUSE HISTOIRE DE L'ADOPTION !

 

Peut-être nous demandons-nous pourquoi nous sommes sur la terre,  et quel est le sens de cette vie !  La réponse, nous la trouvons dans la Bible,  par laquelle Dieu fait connaître qui Il est , et donne à connaître ses pensées, son plan pour l'humanité.  Nous comprenons que ce monde est marqué par la désobéissance à Dieu, qu'il y règne la corruption et la violence...  Mais nous voyons aussi le potentiel de l'homme, capable d'amour, de compassion...  Nous voyons des actes moralement nobles qui sont réjouissant à considérer.  Ainsi l'homme créé à l'image de Dieu peut refléter cette image ou s'en détourner complètement.  C'est ce qui est arrivé aussi lorsque Jésus a été crucifié...

Et quel est le but de Dieu ?  Pourquoi tout cela ?   Quel est le sens de l'Evangile ?  Qu'est-ce que la "Bonne Nouvelle" ?

Regardons ce qui est écrit, notamment dans l'Epître aux Romains !  Nous y lisons l'HISTOIRE D'UNE ADOPTION !

1. L'HOMME PEUT IL VIVRE COMME IL L'ENTEND ? 

"Car la colère de Dieu est révélée du ciel contre toute l'impiété et l'injustice des gens qui tiennent la vérité captive dans l'injustice."  Rom.1.18

2. IMPOSSIBLE D'ETRE SAUVE PAR SES PROPRES MERITES.

"Personne, en effet, ne sera justifié devant lui en vertu des œuvres de la loi"  Rom.3.20

3. DIEU DECLARE "JUSTE" QUICONQUE CROIT.

"Mais maintenant, en dehors de la loi, la justice de Dieu… a été manifestée, la justice de Dieu, par la foi de Jésus-Christ, pour tous ceux qui croient… c'est gratuitement qu'ils sont justifiés par sa grâce, au moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ."  Rom.3.21-24

4. RECONCILIE AVEC DIEU.

"Etant donc justifiés en vertu de la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ; c'est par son entremise que nous avons eu, par la foi, accès à cette grâce dans laquelle nous nous tenons, et que nous mettons notre fierté dans l'espérance de la gloire de Dieu. "  Rom.5.1-2

5. UNE NOUVELLE VIE 

"Mais maintenant, libérés du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit une consécration et pour fin la vie éternelle.  Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don de la grâce, le don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur. "  Rom.6.22-23

6. AUCUNE CONDAMNATION 

"Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. 2 En effet, la loi de l'Esprit de la vie en Jésus-Christ t'a libéré de la loi du péché et de la mort."  Rom.8.1-2

7. ENFANT DE DIEU 

"En effet, vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage, qui ramène à la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption filiale, par lequel nous crions : Abba ! – Père !   L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu."  Rom.8.15-16

8. JAMAIS SEPARE DE L'AMOUR DE DIEU 

"Car je suis persuadé que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni présent, ni avenir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre création ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Jésus-Christ, notre Seigneur. "  Rom.8.38-39


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23-06-2008, 08:17:04 Eric
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23-04-2008 Lectures
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L'éternité avec le Seigneur

Vous êtes une race élue, une sacrificature royale,
Voici, l’habitation de Dieu est avec les hommes,
et il habitera avec eux ; ils seront son peuple,
et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu.
Et Dieu essuiera toute larme...
Livre de l'Apocalypse 21.3-5

Quel est le plan du Créateur, quel est l’aboutissement de Son travail ? Quelle est la place de l’homme dans ce plan ? Et où serai-je après mon passage sur la terre ? Voici des questions que se pose tout homme à un moment de sa vie ! Dieu seul peut donner à connaître ses propres pensées ! Ainsi lisons-nous : "Mes pensées ne sont pas vos pensées et vos voies ne sont pas mes voies" (Ésaïe 55.8). Et le croyant exprime cette louange : "Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables !" (Romains 11.33).
  • Qu’est-ce que l’éternité pour les « rachetés de Dieu ? »
  • Qu’est-ce que le Paradis de Dieu ?
  • Qui sont ceux qui le verront ? Et que leur arrivera-t-il ?
  • Quel est l’avenir voulu par Dieu pour ceux qui reçoivent le salut en Jésus, quelle sera leur part pour l’éternité.
  • Comment pouvons-nous savoir ces choses ? Jésus dit : "Comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? Et personne n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l'homme qui est dans le ciel" (Jean 3.12-13). Lui-même est venu du ciel pour parler aux hommes des choses célestes !

    Jour par jour nous aborderons les thèmes suivant:
    1. L'homme appelé à la vie éternelle
    2. Le chemin du salut
    3. Enfants de Dieu dans ce monde
    4. Le Serviteur attend son maître
    5. L'Eternité avec Jésus
    6. Le Paradis de Dieu
    7. La Jérusalem céleste
    8. Pour conclure


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23-04-2008, 06:00:15 Eric
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23-03-2008 Lectures
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Nous espérions… mais…

Rappelons-nous cette scène ! Deux hommes qui croyaient que Jésus était le Messie promis, celui qui doit apporter la paix au monde… Et ce Jésus est mort crucifié ! Alors, tristes, ils retournent dans leur village, Emmaüs. Ils font route au lendemain du Shabbat, alors que le corps de Jésus avait été déposé dans un sépulcre près de Gologotha, le lieu de la crucifixion, par les soins de deux notables qui croyaienten Lui.

Or nous, nous espérions qu'il était celui qui doit délivrer Israël ; mais encore, avec tout cela, c'est aujourd'hui le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées.
  (Luc 24:21)

Nos deux voyageurs avaient bien eu vent que des femmes disaient avoir vu Jésus ressuscité, mais que valaient ces bruits, ces rumeurs… Ils n’y avaient pris garde, conservant en leur cœur une grande tristesse… Nos deux disciples sont en route, et se parlent…

Et ils s'entretenaient ensemble de toutes ces choses qui étaient arrivées.
(Luc 24:14)

D’un autre côté, à Jérusalem, devait avoir eu lieu au Temple de Jérusalem, ce même jour, une célébration, celle du début de la moisson… Nos disciples ne pouvaient connaître ce que cette fête annonçait, pas plus d'ailleurs que les prêtres qui accomplissaient la liturgie de ce jour. C'était alors le commencement de la récolte, et la Loi prescrivait qu’une "gerbe de prémices" soit présentée au Seigneur Dieu, au Temple, et la Loi dit même que cela devait être fait le lendemain du Shabbat, le lendemain du Shabbat qui suivait la fête de la Pâque qui venait d’être célébrée.

Parle aux fils d'Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne et que vous en aurez fait la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe des prémices de votre moisson ; et il tournoiera la gerbe devant l'Éternel, pour que vous soyez agréés ; le sacrificateur la tournoiera le lendemain du sabbat.
(Lévitique 23:10-11)

Une semaine pleine de signification... L’agneau pascal d'abord, souvenir de la sortie d'Égypte, et annonce du sacrifice du Christ… Une célébration qui commence le soir par un repas "en famille", car ainsi sont établies les journées en Israël, du soir au soir, comme il est écrit "Il y eût soir, il y eût matin". Le soir du Jeudi, donc commençait en fait la journée du vendredi, jour de la crucifixion. Et le lendemain du Shabbat la Gerbe de prémices devait être présentée dans le Temple… Célébrer la nouvelle récolte ! Mais de quoi donc parle cette « nouvelle récolte » ?

Ce jour là donc, le premier de la semaine, au Temple, des prêtres font une célébration religieuse - la vie continue comme si de rien n'était... Et sur le chemin des disciples déçus, découragés, fort tristes… Leur confiance et leur espérance avaient été bien mises à une bien grande épreuve !

Alors quelqu’un se joint à eux, tandis qu’ils marchaient et ce quelqu'un s'intéresse à eux…

...s'étant approché, il se mit à marcher avec eux... Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? »
(Luc 24:15,17)

Nous pouvons lire la suite de l’histoire… Et lire qu’ils furent rassénérés, fortifiés, jusqu’à reprendre la route dans l’autre sens, bravant les dangers de la nuit qui tombait… Et ils se disaient-ils l’un à l’autre :

Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu'il nous parlait par le chemin, et lorsqu'il nous ouvrait les écritures ?
(Luc 24:32)

A nous de réfléchir maintenant ! Quelqu’un est-il triste, déçu, découragé ? Des questions sont là, présentes au cœur ! Des « pourquoi » … Et des questions se posent au sujet même de Dieu ! Sommes-nous sans ressource ? Le Seigneur a dit :

Sondez les écritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi »
(Jean 5:39)

Et le Seigneur "ouvrit" les Écritures en s'adressant à ces disciples découragés, leur disant :

Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent.
(Luc 24:26-27)

Comme le Seigneur s’est approché lui-même des disciples découragés, pensons qu’il veut faire entendre sa voix, faire connaître son message de paix aux découragés de la terre ! Ne sommes-nous pas frappé du fait que ces deux « disciples d’Emmaüs » ont été les objets de l’attention du Ressuscité avant même que celui-ci ne se présentat aux disciples demeurés à Jérusalem… Ces deux devaient être de retour, de retour du chemin d’Emmaüs, de retour du chemin du découragement…

C’est un jour nouveau qui s’était ouvert ! Le jour d’une nouvelle moisson :

Mais maintenant Christ a été ressuscité d'entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis… de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue.
(1 Corinthiens 15:20-23)

Que dirons-nous à ces choses ? Nous laisser aller, oublier les paroles de grâce de Jésus ? Ou "sonder les Écritures" ?

Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis... Moi, je suis le bon berger, et je connais les miens et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je mets ma vie pour les brebis.
(Jean 10:10,14-15)


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23-03-2008, 23:24:01 Eric
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