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14-09-2007 Temps bibliques
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Dieu appelle l’homme et lui demande : « Où es-tu ? »

En ce monde, l’homme parle, s’agite, s’affirme aussi touchant Dieu, la Création, les fins dernières…  Que d’opinions, et que de conflits aussi pour des idées…  Mais Dieu est UN, et Celui qui a fondé les mondes accomplit son propre plan !  A chacun de comprendre qu’il se trouve devant le grand Dieu Créateur qui voit tout ce qui se passe sur la terre, selon que nous lisons dès les premières pages de la Bible, paroles fondamentales de la sagesse.

La situation de l’humanité est représentée dans ces pages de sagesse que sont les premières de la Bible :  Dieu voyant toute chose, l’homme ne pouvant se cacher, et la conscience exercée…

Genèse 1:2 : Et l’Esprit de Dieu tournoyait au dessus des eaux.Genèse 3:8-9 : Alors ils entendirent le Seigneur Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir.  L’homme et sa femme allèrent se cacher parmi les arbres du jardin pour ne pas être vus par le Seigneur Dieu.  Le Seigneur Dieu appela l’homme ; il lui dit : Où est-tu ?   Genèse 4:9 : Le Seigneur dit à Caïn : Où est Abel, ton frère ?

Rien n’est ignoré de Dieu !  Quand nous lisons "Où es-tu ?", nous comprenons que chaque homme qui se cache ne fait qu’ignorer combien il est vain de penser s'abstraire du regard de Dieu.  Ou plutôt, celui qui déclare l'inexistence de Dieu ne fait que plonger la tête dans le sable, refusant de croire… alors que, sous prétexte de raison, il ne fait seulement que croire à la non‑existence de son Créateur, ou plutôt tente de s’en persuader…

Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, celui dont le Seigneur est l'assurance !  Il est comme un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines vers le cours d'eau: il ne voit pas venir la chaleur et son feuillage reste verdoyant ; dans l'année de la sécheresse, il est sans inquiétude et il ne cesse de porter du fruit. Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est incurable : qui peut le connaître ?  Moi, le Seigneur (YHWH), j'examine le cœur, je sonde les reins, pour donner à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses agissements.  (Jérémie 17:7-10)   

La foi entre non dans l’adhésion à une doctrine, mais, par la reconnaissance du plan divin, dans une vie qui le lie aux réalités éternelles.

L’Evangile aussi nous fait connaître ces choses :

La lumière brille dans les ténèbres ; et les ténèbres n'ont pas pu la saisir.  […]  Car quiconque pratique le mal déteste la lumière ; celui-là ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en Dieu. ( Jean 1:5 ; 3:20-21).

Quel chemin prendre ?

J'appelle aujourd'hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta semence (Deutéronome 30:19)

L’Evangile nous déclare :

Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t'eût donné de l'eau vive.  (Jean 4:10)Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi.  (Jean 14:6)Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l'eau de la vie.                (Apoc.22:17)

Le chemin est tracé, dans la compréhension du plan de Dieu pour l'homme, mais le choix de vie appartient à chacun... 

 

Pour aller plus loin dans la lecture de la Bible :


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Des lectures du Nouveau Testament par thèmes et par livres,
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et des pages des Prophètes d'Israël ainsi que du Pentateuque.


14-09-2007, 05:00:21 Eric
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12-09-2007 Temps bibliques
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Les sept fêtes à l’Eternel

Les sept fêtes à l’Eternel !

Sept célébrations majeures sont demandées par le Seigneur à son peuple Israël !  Peuple choisi pour être le témoignage de Dieu.  Ces célébrations figurent au livre du Lévitique, chapitre 23.  Après avoir rappelé le sabbat, le septième jour de la semaine – jour du repos – il est question de sept célébrations faites chaque année. 

Voici les rencontres festives du SEIGNEUR, les convocations sacrées, que vous convoquerez au temps fixé.

 

1. Pessah - la fête de la Pâque

Une grande fête religieuse.  Elle est célébrée dans chaque maison des Israélites, au soir qui commence le 14ème jour du mois d’Abib !

Le quatorzième jour du premier mois, à la tombée du soir, il y aura la Pâque pour le SEIGNEUR.

Le mois d’Abib n’est pas le premier mois de l’année civile, mais pourtant il est appelé le « premier mois »…  Il commence à la première lune du printemps.  C’est le commencement de la récolte. 

Les Israélites, au 14ème jour de ce mois, sont sortis d’Egypte !  Une nouvelle vie commence, ils sont passé de l’esclavage à la libération, pour mener une nouvelle vie avec Dieu !  Pour être un peuple « témoin » de Dieu !

Bien des années après la sortie d’Égypte, tandis que la fête se célébrait, Jésus était avec ses disciples, leur parlant de sa mort.  Ce qu’il enseigna est à lire dans les Evangiles (Matt.26.17-35, Marc 14.12-31, Luc 22.7-38, Jean 13-17).  Le souvenir de la sortie d’Égypte, c’est aussi l’annonce de l’Agneau de Dieu offert en sacrifice :

… notre pâque, Christ, a été sacrifiée…  1 Corinthiens 5:7

Christ, par le don de lui-même, et sa mort à la croix, apporte la libération.  Recevoir cette réalité de la mort de Christ pour sauver l’homme, c’est commencer une nouvelle vie…

Si quelqu'un est en Christ, c'est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles…  2 Corinthiens 5:17

2. Les pains sans levain

Les « pains sans levain » se célébrait, parmi les Israélites, pendant une semaine, dès la célébration de la Pâque.  Les Israélites sortirent d’Égypte ayant des réserves de pain qui n’avaient pas « levés », et célébrèrent ainsi chaque année une semaine

Le quinzième jour de ce mois, il y aura la fête des Pains sans levain pour le SEIGNEUR. Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. 

Ôter le levain, signe dans toute l’Ecriture du mal dans l’homme…  Pour l’Israélite, souvenir de la sortie d’Égypte, et pour le chrétien, expression de sa vie, et de son désir de marcher « en nouveauté de vie »

Ôtez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain. Car aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée : c'est pourquoi célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité.  1 Cor.5.7-8 

3. Fête des prémices

C’est le commencement de la récolte !  Aussi, le lendemain de cette semaine des « pains sans levain » une gerbe est présentée à Dieu…

Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au prêtre une gerbe, les prémices de votre moisson.  Il dédiera rituellement la gerbe devant le SEIGNEUR, pour que vous soyez agréés ; le prêtre la dédiera rituellement le lendemain du sabbat… 

Une fête solennelle, une célébration au Temple, mais pas de grande réunion de tout le peuple !  Le lendemain du sabbat, le premier jour de la semaine !  Le jour de la résurrection du Seigneur Jésus !  Malgré cette célébration au Temple, il n’y avait pas de grande convocation pour cette fête…  La résurrection  du Seigneur s’est passé presque incognito du monde…  Le Seigneur apparût à quelques uns de ses disciples  (Matt.28.1-10, Marc 16.1-18, Luc 27.1-49, Jean 20.1-31). Et nous lisons dans une épître :

Mais maintenant Christ a été ressuscité d'entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis.  1 Corinthiens 15:20

4.  Pentecôte

La Pâque a été célébrée, la fête des prémices a lieu le lendemain du sabbat au cours de la semaine des pains sans levain…  et ensuite on attend sept semaines, pour arriver à le fin de la récolte…  Cela nous conduit à la Pentecôte, la fête de la récolte, qui est aussi la commémoration du don de la Torah… (le don de la Loi à Moïse, dans le désert)

Depuis le lendemain du sabbat, depuis le jour où vous apporterez la gerbe qu'on dédie rituellement, vous compterez sept semaines entières.  Vous compterez cinquante jours, jusqu'au lendemain du septième sabbat; vous présenterez alors au SEGNEUR une offrande végétale nouvelle. De vos lieux d'habitation vous apporterez deux pains, pour les dédier rituellement; ils seront de deux dixièmes de fleur de farine, levés et cuits : ce sont les premiers pains pour le SEIGNEUR. 

Cette année là, tandis que beaucoup de Juifs étaient venus à Jérusalem pour la fête, un grand événement s’est produit

Et comme le jour de la Pentecôte s'accomplissait, ils étaient tous ensemble dans un même lieu. Et il se fit tout à coup du ciel un son, comme d'un souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.  Et il leur apparut des langues divisées, comme de feu ; et elles se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis de l'Esprit Saint, et commencèrent à parler d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'énoncer.  Actes des Apôtres 2:1-4

Et il faut considérer un fait particulier, deux pains avec du levain sont présentés devant le SEIGNEUR !  Ils ne sont pas offerts en sacrifice, mais sont présentés comme l’avait été la gerbe des prémices… Pains avec du levain, car le chrétien peut s’y reconnaître, et au nombre de deux, comme nous lisons :

Mais maintenant, dans le christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ.  Car c'est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ayant aboli dans sa chair l'inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances, afin qu'il créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix…  Éphésiens 2:13-15

Ainsi nous pouvons discerner dans les fêtes célébrées dès le mois d’Abib, le mois au cours duquel le peuple d’Israël célèbre la sortie d’Égypte.   Mais il y a aussi l’avenir, une nouvelle ère annoncée !  En effet, les promesses faites au peuple d’Israël ne doivent-elles pas s’accomplir ?  Nous lisons alors les fêtes du septième mois, les fêtes qui commencent une Nouvelle Année…

5. Roch Hashana – Nouvel an, fête du Shofar.

Le shofar, la corne de bélier, sonne !  C’est l’annonce d’une année nouvelle. L’annonce en quelque sorte d’une nouvelle ère. 

Le SEIGNEUR dit à Moïse : Dis aux Israélites : Le premier jour du septième mois, il y aura pour vous repos sabbatique d'évocation et d'acclamation, convocation sacrée.  Vous ne ferez aucun travail servile, et vous présenterez au SEIGNEUR des offrandes consumées par le feu.

Cette fête annonce et débute le « renouveau ».  Il faut donc se préparer…  Et cette préparation conduit à la fête du Grand Pardon !

6. Yom Kippour – Le Grand Pardon

Ce jour est particulièrement important !  Un rituel complexe s’y attache, un rituel dont le sens est réellement important pour tous.

Le SEIGNEUR dit à Moïse : Le dixième jour de ce septième mois, il y aura le jour de l'Expiation. Il y aura pour vous convocation sacrée: vous vous priverez et vous présenterez au SEIGNEUR des offrandes consumées par le feu.  Vous ne ferez aucun travail ce jour même, car c'est le jour de l'Expiation, le jour où l'expiation doit être faite sur vous devant le SEIGNEUR, votre Dieu. 

Ce jour, les péchés du peuple étaient « portés » symboliquement sur un bouc qui étaient envoyé au désert, le « bouc émissaire » (Lévitique 19).  De cette manière le peuple pouvait comprendre l’intention du SEIGNEUR : ne plus se souvenir des péchés !   Il y avait en parallèle un bouc offert en sacrifice sur l’autel, dans lequel nous discernons que quelqu’un s’est sacrifié pour que Dieu puisse ne plus prendre en compte nos fautes !  Par ailleurs, ce jour là, le grand prêtre pénétrait dans le Saint des Saints, ce qu’il ne pouvait faire qu’une fois l’an, ce jour là…  Le Saint des Saints, image du ciel même, n’était pas accessible…  mais le chemin qui mène à Dieu est ouvert aujourd’hui…

Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu'il nous a consacré à travers le voile, c'est-à-dire sa chair et ayant un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d'une mauvaise conscience et le corps lavé d'eau pure.  Hébreux 10:19-22

7. Succot – La fête des Cabanes

Arrivés en Terre d’Israël, le peuple de Dieu est appelé à se souvenir de la traversée d’Égypte, et à regarder la bénédiction apportée par le SEIGNEUR !  

Le SEIGNEUR dit à Moïse.  Dis aux Israélites : Le quinzième jour du septième mois, il y aura la fête des Huttes pour le SEIGNEUR, pendant sept jours. Le premier jour, il y aura convocation sacrée: vous ne ferez aucun travail servile.  Pendant sept jours, vous présenterez au SEIGNEUR des offrandes consumées par le feu. Le huitième jour, il y aura pour vous convocation sacrée; vous présenterez au SEIGNEUR des offrandes consumées par le feu ; c'est une assemblée solennelle : vous ne ferez aucun travail servile.   

Un temps de grande fête qui évoque la délivrance et annonce le règne du Messie !  Un règne qui s’étendra à la terre tout entière… 

C’est le « repos de Dieu » duquel le Seigneur parlait :

Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive.  Celui qui croit en moi, selon ce qu'a dit l'écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son ventre. Jean 7:37-38 


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12-09-2007, 09:28:31 Eric
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10-09-2007 Temps bibliques
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Les Lamentations de Jérémie

Tu t'es enveloppé de colère, et tu nous as poursuivis ; tu as tué, tu n'as épargné personne…  Lamentations 3:43

L'année 586 avant notre ère, au 10e jour du 5e mois, le rideau est tombé ! Le Temple de Jérusalem est livré aux flammes ! Jérusalem est vidée de ses habitants. Jérusalem, la seule ville au monde sur laquelle Dieu fait reposer son Nom : le lieu que tu as préparé pour y habiter, Seigneur ; le sanctuaire, Seigneur, que tes mains ont établi. (Exode 15:17).

Première complainte : Sur la ruine  (Lamentations, chapitre 1)

1 Hélas ! Elle est assise solitaire, cette ville si grande ! Elle est devenue comme une veuve ! Elle, si grande parmi les nations, princesse sur les provinces, elle est astreinte à la corvée !
2
 Elle passe la nuit à pleurer, ses joues ruissellent de larmes. De tous ceux qui l'aimaient, personne ne la console ; tous ses amis l'ont trahie, ils sont devenus ses ennemis.
3 Juda est exilée, affligée et durement asservie ; elle est assise parmi les nations et elle ne trouve pas le repos ; tous ceux qui la poursuivaient l'ont atteinte au milieu des détresses. 
 

Une forme poétique exceptionnelle ! Mais quelle douleur ! Ces murs, ces maisons, ces remparts… cette ville qui pleure le bonheur simple des enfants qui jouaient dans ses places, des jeunes gens qui égayaient ses rues, des vieillards goûtant leurs jours paisibles ! Il est arrivé ce temps annoncé : Je ferai taire dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem les chants de gaieté et les chants de joie, les chants du marié et les chants de la mariée : le pays sera une ruine (Jér.7:34).  

4 Les chemins de Sion sont en deuil, car on ne vient plus aux rencontres festives. Toutes ses portes sont dévastées, ses prêtres gémissent, ses jeunes filles sont en proie au chagrin, et elle-même est dans l'amertume.
5
 Ses adversaires ont pris le dessus, ses ennemis sont tranquilles ; car le Seigneur lui a causé du chagrin à cause de ses nombreuses transgressions ; ses enfants sont partis en captivité devant l'adversaire.
6 Sion la belle a perdu tout son éclat ; ses princes sont devenus comme des cerfs qui ne trouvent plus de pâture, et qui s'en vont, privés de force, devant le chasseur. 
 

La ville solitaire, abandonnée, désolée, ce lieu où Dieu a établi le signe de sa présence, ce lieu où le peuple était accueilli dans la joie lors des fêtes solennelles. Les chemins de Sion sont en deuil, car on ne vient plus aux rencontres festives. Toutes ses portes sont dévastées… (v.4)  Alors est reconnue la valeur des choses perdues.  

7 Jérusalem se souvient, aux jours de son affliction et de sa vie errante, de tout ce qu'elle avait de précieux aux jours de jadis. Quand son peuple est tombé aux mains de l'adversaire, sans personne pour la secourir, ses adversaires l'ont vue, et ils ont ri de sa disparition.
8
 Jérusalem a multiplié ses péchés, c'est pourquoi elle est devenue une souillure ; tous ceux qui la glorifiaient la méprisent en voyant sa nudité ; elle-même gémit et recule.
9
 Son impureté est sur sa robe ; elle n'a pas songé à son avenir. Elle est tombée dans une déchéance inouïe, et personne ne la console. Regarde mon affliction, Seigneur, car l'ennemi triomphe !
10 L'adversaire a étendu la main sur tout ce qu'elle avait de précieux : elle a vu pénétrer dans son sanctuaire les nations auxquelles tu avais défendu d'entrer dans ton assemblée. 

 

Jérusalem se souvient... Le souvenir est une conséquence assurée du désastre. La ville pleure sa désolation, mais non en vains larmoiements. Une prise de conscience : Jérusalem a multiplié ses péchés (v.8). Une douleur selon Dieu qui fait tourner le regard vers Celui qui seul peut délivrer ! Dans le désastre et les "Pourquoi", n’arrive-t-il pas à l’homme de dire : "Dieu est mort" ? Mais vers qui peut-il se tourner lorsque tout est contre lui ? Sur Dieu seul !  

11 Tout son peuple gémit, il cherche du pain ; ils ont donné tout ce qu'ils avaient de précieux pour manger, afin de ranimer leur vie. Regarde, Seigneur, vois comme je suis méprisée !
12
 Qu'il n'en soit pas ainsi pour vous tous qui passez votre chemin ! Regardez et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur, au traitement qu'on m'a fait subir ! Le Seigneur m'a causé du chagrin au jour de sa colère ardente.
13
 D'en haut il a lancé un feu dans mes os, il les piétine ; il a tendu un filet sous mes pieds, il m'a fait reculer ; il m'a laissée dévastée, je suis sans cesse souffrante.
14
 Sa main a lié le joug de mes transgressions ; elles se sont entrelacées, elles me sont montées à la gorge ; il a fait vaciller ma force ; le Seigneur m'a livrée à des mains contre lesquelles je ne peux tenir.
15
 Le Seigneur a repoussé tous les puissants guerriers qui étaient avec moi ; il a convoqué contre moi une rencontre festive pour briser mes jeunes gens ; le Seigneur a foulé au pressoir Juda la jolie.
16
 C'est sur eux que je pleure ; mes yeux fondent en larmes, car il est loin de moi, le consolateur, celui qui pourrait ranimer ma vie. Mes fils sont atterrés, parce que l'ennemi a été le plus fort.
17 Sion a tendu les mains, et personne ne la console ; le Seigneur a dépêché contre Jacob les adversaires qui l'entourent ; Jérusalem est devenue une souillure au milieu d'eux. 
   

Regarde, Seigneur, vois comme je suis méprisée ! (v.11) On discerne en ces mots le fruit du désert. La conscience d’avoir affaire à Dieu lui-même : Le Seigneur m'a causé du chagrin au jour de sa colère ardente. (v.12) La conscience d’une justice implacable : le Seigneur m'a livrée à des mains contre lesquelles je ne peux tenir. (v.14) Et le regard alors tourné vers Dieu : le Seigneur a foulé au pressoir Juda la belle. C'est sur eux que je pleure ; mes yeux fondent en larmes, car il est loin de moi, le consolateur, celui qui pourrait ranimer ma vie. (v.15-16)


Quel consolateur attendre ? ...lorsque tous ceux qui paraissaient fournir un appui se sont avérés vains ? Il n’en est qu’UN, mais il paraît loin lorsque tout est détruit ! Le désert, la soif, la faim de justice et de paix… Ainsi parle le Seigneur : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple qui a survécu à l'épée ; Israël marche vers la tranquillité. - De loin le Seigneur m'est apparu : je t'aime d'un amour éternel ; c'est pourquoi je te conserve ma fidélité. Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie, Israël jolie ! Tu auras encore tes tambourins pour parure et tu sortiras au milieu des danses et des rires (Jér.31:2-4). La complainte se poursuit... 
 

18 C'est le Seigneur qui est juste : j'ai été rebelle à ses ordres. Ecoutez, je vous prie, vous tous, peuples, et voyez ma douleur ! Mes jeunes filles et mes jeunes gens sont allés en captivité.
19
 J'ai appelé ceux qui m'aimaient, et ils m'ont trompée. Mes prêtres et mes anciens ont expiré dans la ville, alors qu'ils cherchaient de quoi manger afin de ranimer leur vie.
20
 Seigneur, regarde ma détresse ! Mes entrailles bouillonnent, mon cœur est bouleversé au dedans de moi, car j'ai vraiment été rebelle. Au dehors, l'épée a tué mes enfants, au dedans, c'est la mort.
21
 On m'a entendue gémir, mais personne ne me console ; tous mes ennemis ont appris mon malheur, ils se sont égayés, parce que c'est toi qui l'as fait ; tu as fait venir le jour que tu avais annoncé. Qu'ils deviennent comme moi !
22 Que tout le mal qu'ils ont fait vienne devant toi. Traite-les comme tu m'as traitée à cause de toutes mes transgressions ! Car nombreux sont mes gémissements, et mon cœur est souffrant. 

C'est le Seigneur qui est juste : j'ai été rebelle à ses ordres. (v.18) Ce n’est qu’ici, dans l’extrême de l’abandon, que cette confession monte au cœur et que, du sein de la désolation, s’exprime alors la confiance : Seigneur, regarde ma détresse ! Mes entrailles bouillonnent, mon cœur est bouleversé au dedans de moi, car j'ai vraiment été rebelle … nombreux sont mes gémissements, et mon cœur est souffrant. (v.20,22) 

La lecture complète des Lamentations de Jérémie, au site :  

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10-09-2007, 17:13:36 Eric
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