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18-04-2009 Jésus Christ
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Esaïe 53 Le Messie annoncé (2/4)

 
LE MESSIE SOUFFRANT ET EXALTE (2/4)
Ésaïe 52.13-53.12


L'homme de douleur - 53.1-3

Il vient une question, évidente en quelque sorte : Peut-on penser que la rédemption et l’accomplissement des promesses soient ainsi introduite : un Serviteur qui, tout au contraire d’une venue en grande pompe et l’accession à un trône de gloire, paraît discrètement pour soutenir le faible, le pauvre, et, de plus, se trouve lui-même marqué par une souffrance extrême ? Qui peut comprendre cela ? A qui cela peut-il être révélé ?

Qui a cru ce qui nous était annoncé ? Le bras du Seigneur, pour qui s'est-il dévoilé ? (53.1)

En effet, il serait naturel de considérer un homme puissant venant établir un royaume, et même un empire. Un homme semblable à Cyrus ? Pourquoi pas. La question est posée à ces fils d’exilés qui allaient prendre la route de Jérusalem. Ils partaient rétablir l’autel, le Temple et la ville… Mais qu’avaient-ils en vue ? Leur travail conduirait-il à la gloire ? Leur œuvre était-elle la préparation d’un palais pour accueillir le Messie ? Ce serait faire peu de cas de la nécessaire préparation des cœurs pour ce règne de justice ! Pour ces Judéens qui vont rentrer au pays après ce demi-siècle d’exil, la leçon est importante.
 
Et cela leur sera rappelé par la bouche du prophète Zacharie. Lorsqu’il parlera à Jérusalem à ces hommes qui vont monter de Babylone, il soulignera également ce paradoxe d’une victoire produite dans l’humilité et les souffrances extrêmes, disant : "Il est là, ton roi, il vient à toi ; il est juste et victorieux, il est pauvre et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse (Zacharie 9.9).
 
Revenant à notre lecture, les traits du Serviteur nous sont dépeints : un homme de peu d’apparence, et, corollaire bien commun en ce monde, un homme méprisé, un homme qu’on laisserait pour compte, abandonné… "Comme beaucoup ont été stupéfaits en te voyant…"(52.14)Qui nous attendrions-nous à voir ? Un roi, oui, un prince magnanime, apportant la paix, la facilité plutôt, une vie où l’on jouit dans une sorte de confort, de tout ce qu’elle peut apporter de mieux… Et qu’a-t-Il choisi lui-même ? Une vie avec les petits, les pauvres, ayant choisi de partager leur condition. Zacharie, encore lui, parlera du Serviteur : "Et je me mis à paître le troupeau de la tuerie, voire même les pauvres du troupeau…" (Zacharie 11.7) Et notre prophète poursuit ici, en cette fin d’exil :

Il s'est élevé devant lui comme un rejeton, comme une racine qui sort d'une terre assoiffée ; il n'avait ni apparence, ni éclat pour que nous le regardions, et son aspect n'avait rien pour nous attirer. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui de qui on se détourne, il était méprisé, nous ne l'avons pas estimé. (53.2-3)

Quel est le sens de ce chemin de douleur ? La question se pose… Est-ce que Dieu doit le juger, lui imposer ces peines ? Pourquoi en serait-il ainsi ? Que penser ?

 
Extrait du livre
"LIVRE D'ESAIE, LE PROPHETE"
Des paroles qui traversent les temps

Texte complet sur la site :
Que dit l'Évangile ?

 

18-04-2009, 12:00:17 Eric
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17-04-2009 Jésus Christ
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LE MESSIE SOUFFRANT ET EXALTE (1/4)
Ésaïe 52.13-53.12


Nous avons rencontré plusieurs serviteurs, à commencer par Israël, le peuple de l’alliance, serviteur autrefois défaillant, appelé à sortir de Babylone pour reprendre son service (41.8). Cyrus le Grand, appelé "mon berger", est un serviteur pris à louage pour ouvrir le chemin du retour. Et enfin un serviteur qui devait paraître, celui qui devait être suscité dans la famille de David, celui dont Ésaïe avait parlé en le nommant, parmi d’autres titres de gloire, "Prince de paix !" (9.5). Le prophète de cette fin de l’exil aussi en avait déjà parlé, disant : "Voici mon serviteur, que je soutiendrai absolument, mon bien-aimé que j’ai agréé ; je lui ai donné mon esprit, il fera paraître l’équité parmi les nations" (42.1-4). Le passage auquel nous sommes parvenu tourne les regards vers ce serviteur qui devait venir, et dont l’autorité, et ce titre de Prince de paix, sont évoqués par ces mots :

Mon Serviteur prospérera ; il s’élèvera, il sera très haut placé. (52.13)


Le serviteur humble - 52.13-15

Nous nous sommes arrêtés sur sa venue marquée par la douceur, la patience, l’humilité de celui qui ne vient pas pour dominer, mais pour soutenir la foi, si faible soit elle : "Il ne criera pas, il n'élèvera pas la voix, il ne se fera pas entendre dans les rues (42.2).
 
C’est un sujet d’étonnement, car celui qui doit établir un monde où l’équité sera la norme paraît sans faste, il est le "Germe qui vient au jour, pour reprendre l’expression du prophète Jérémie, laquelle sera aussi reprise par Zacharie (Jérémie 23.5 et 35.15; Zacharie 3.8 et 6.12).Un germe semble insignifiant lorsqu’il affleure au sol, étonnant pour représenter celui qui doit rétablir Israël. Mais il se trouvera encore d’autres sujets d’étonnement :

De même que son aspect, défiguré, n'était plus celui d'un homme, son apparence n'était plus celle des êtres humains, de même il purifiera par l'aspersion une multitude de nations. (52.14-15)

Souffrances, signes d’une défaite, et pourtant, un travail unique, absolu : il accomplira la purification des nations. Avec ces lignes, nous entrons dans le paradoxe absolu, l’incompréhensible, le sublime du plan rédempteur.

 
Extrait du livre
"LIVRE D'ESAIE, LE PROPHETE"
Des paroles qui traversent les temps

Texte complet sur la site :
Que dit l'Évangile ?

 

17-04-2009, 12:00:16 Eric
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21-03-2008 Jésus Christ
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Père, pardonne-leur ! (Luc 23:34)

    

Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ! 

Luc 23:34     

  

La première des sept paroles de la Croix !   Une parole extraordinaire, celle d’un homme juste, condamné injustement…   Une heure auparavant, Jésus était devant des notables de son peuple, non pas tous – manquaient dans leurs rangs au moins deux d’entre eux, Nicodème et Joseph d’Arimathée – mais ceux qui étaient là étaient contents de l’avoir entre leurs mains ! Couvert de crachats, de giffles, de mépris, Jésus ne dit rien alors, il laisse faire, et il laissera faire jusqu’au bout de leur œuvre, de l’œuvre de ces hommes…  Ensuite la soi-disant « cour de justice » se déplace…  L’humiliation de Jésus ne leur suffit pas, ils veulent qu’Il soit mis à mort…  Et Pilate est là, homme craintif pour sa « situation », son « poste de gouverneur » et ceux d’entre les proches du grand prêtre qui se trouvaient là, ceux qui avaient aimé se glisser dans le prétoire sont poussés à crier : 

« Crucifie-le ! » Luc 23:21

   Le lieu n’est pas vaste, le nombre de gens rassemblés là ne pouvait être immense, mais ils étaient unanimes (c’est bien le sens du texte évangélique) dans leur hâte de voir Jésus mis à mort.  L’Homme Jésus est digne, sous les coups… et il ne s’en protège nullement…  La condamnation tombe :  

Et Pilate prononça que ce qu'ils demandaient fût fait. Luc 23:24   

   Et nous voilà bien vite, peut-être vers huit heures du matin, devant un Homme juste, dans une ruelle de Jérusalem, portant une lourde croix, et aidé bientôt d’un passant désigné pour ce faire !  Le bon peuple de Jérusalem était là.  Il était là stupéfait et blessé, comme nous le lisons : 

Et une grande multitude du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et le pleuraient, le suivait. Luc 23:27   

Lisons bien ces mots !  Honte à ceux qui présentent le « chemin de croix » en montrant le peuple de Jérusalem acharné contre le condamné !  Ceux-là nuisent à tout un peuple, le peuple appelé prophétiquement « mes amis »  (Zacharie 13:6). Mais est-ce digne d’un chrétien ?     Revenons à l’Évangile !   Il y a sur ce chemin :

  • Le condamné,
  • une foule pleurant l’homme de bien qui vient d’être condamné, et qui, la veille encore, parlait librement dans l'enceinte du Temple
  • des soldats faisant leur travail, conduisant le cortège et le séparant de la population, 
  •  et les quelques notables qui voulaient la mort de Jésus.    
Et le cortège arrive alors au lieu du supplice, au lieu de la mise à mort.  Il est près de neuf heures du matin…  Et Jésus ne prononce pas un mot.  Il est méprisé, humilié, maudit.  Mais dans quel état d'esprit ?  Nous lisons : 

Jésus, … à cause de la joie qui était devant lui,a enduré la croix, ayant méprisé la honte.  Hébreux 12:2   

  Lisons aussi cette parole du Psaume :   

Il va en pleurant, portant la semence qu'il répand ; il revient avec chant de joie, portant ses gerbes. Psaume 126:6  

La souffrance du Messie d’Israël a été clairement annoncée !  Des paroles surprenantes, écrites un demi-millénaire avant qu’elles ne se réalisent !  Et nous y lisons aussi le résultat, le fruit, et la joie qui étaient devant le Condamné sur la croix !   Le prophète l’avait annoncé en écrivant :   

Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Ésaïe 53:11 

Il faut lire tout ce chapitre du Livre d’Ésaïe, et aussi les Psaumes, car ils attestent que des croyants de cette époque avaient reçu la parole du prophète touchant les souffrances du Messie.  Lisons le Psaume 22 et tant d’autres. Et lisons aussi cette autre parole prophétique qui indique la pensée de Celui qui devait connaître la crucifixion :    

Et on lui dira : "Quelles sont ces blessures à tes mains ?" Et il dira : "Celles dont j'ai été blessé dans la maison de mes amis."  Zacharie 13:6 

« La maison de mes amis ! »  Y avons-nous pensé ?  Il y a tant de choses à penser devant la Croix, les sept paroles que Jésus y prononça…  Mais nous nous arrêterons à la première !   Le condamné est crucifié !  Il est entouré de ses bourreaux et du centurion qui dirigeait les opérations, observé par des notables du peuple, vu par des passants...  et contemplé par quelques uns de ses fidèles qui se tenaient à distance.  Et Il prononce alors une parole extraordinaire : 

Et Jésus dit : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font."  Luc 23:34  

Cherchons dans le monde, et dans l’histoire des hommes, un Homme qui après trois années de service se trouve méprisé, humilié et même maudit…  Donnant sa vie pour que ces paroles de pardon puissent être prononcées devant Dieu !   Il faut lire et relire les sept paroles de la croix…  Chacune apporte un message essentiel, et ensemble elles développent la pensée de grâce de Celui qui a créé les cieux et la terre, et la famille humaine, afin d’adopter des enfants….

 


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21-03-2008, 09:43:36 Eric
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28-05-2007 Jésus Christ
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Jésus, le Serviteur parfait, vénère le Père

La question est extrêmement importante: "Si Jésus est dieu, comment pouvait-il vénérer Dieu ?"   Il est vrai que pour un chrétien la question ne se pose pas du fait qu’il  reçoit l’Evangile tel qu’il est écrit.  L’Evangile  selon Jean exprime clairement

"Au commencement était le Verbe (la Parole), le Verbe était auprès de Dieu ; le Verbe était Dieu…  Le Verbe s’est fait chair… " (Jean 1.1,14). 

Mais la question est bien judicieuse, et d’ailleurs partagée par nombre d’hommes recevant pour vraie l’existence de Dieu.

Préalable

L’homme a tendance à juger des choses qui sont hors de son propre monde selon les préceptes de sa logique, de sa raison.  Hors, si ce qui est dans ce monde est régi par cette rationalité, celle-ci ne peut être raisonnablement appliquée à ce qui est hors du monde créé, en dehors donc de la sphère de sa rationalité.  Ainsi, juger de la nature divine, du Créateur, sur nos propres références d’êtres créés est une extrapolation audacieuse.  En toute logique, nous ne pouvons atteindre à ce qui est hors de la Création que par ce qui nous est révélé, non par nos raisonnements.  Nous ne ferions de cet « au-delà » qu’une transposition de notre vécu, ce qui n’est pas rationnel.  Ainsi, pour se faire l’idée de l’existence d’un Créateur, un homme peut y arriver par sa réflexion, mais pour connaître ce Créateur, son être, sa pensée, son but… cela ne peut être connu que par la révélation.

La nature divine

Il est écrit que l’homme a été créé à l’image de Dieu (Genèse 1.26,27).  Est-ce pour autant que Dieu est à l’image de l’homme ?  Evidemment non !   Devant notre photo, en deux dimensions, nous pouvons nous exprimer en disant « c’est moi ».  Mais en réalité ce n’est pas « moi », c’est une représentation partielle (en deux dimensions et non trois pour nous en tenir à ce seul aspect).  Ainsi, nous ne pouvons pas envisager que Dieu soit à l’image de l’homme.  Une évidence, comme nous le lisons dans les versets précités.

Dieu se fait homme ! 

Dieu, dans la gloire inaccessible, se manifeste en Jésus, vrai homme sur la terre.  C’est déjà envisagé au Livre de la Genèse, lorsqu’il est rapporté le récit de l’annonce de la destruction de Sodome et Gomorrhe.  Trois hommes apparaissent à Abraham.  Il les invite, les trois, à partager un repas, puis nous voyons d’une part deux d’entre eux – c’étaient des messagers de Dieu envoyés pour avertir Sodome – et ensuite nous lisons qu’Abraham parle avec le troisième, et il est dit que le Seigneur parlait à Abraham…  Le Nouveau Testament, outre les affirmations de la divinité de Jésus, exprime la venue de Celui qui sera appelé le Fils de Dieu.  Nous citons deux passages parmi d’autres :

"Car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement" (Colossiens 2.9).  

"Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus  lequel avait la condition de  Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé eu figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix.  C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom,  afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père."  Philippiens 1.5-11

L’Ecriture nous parle bien d’un « anéantissement » volontaire, ce terme n’est peut-être pas le plus précis, mais pour Celui qui a la nature de Dieu, c’est bien exprimer cet abandon volontaire des attributs de la nature divine pour apparaître sur la terre et pratiquer une vie d’homme, accomplissant ce qui était annoncé par les prophètes d’Israël :

"un fils nous est né… Emmanuel, ce qui signifie « Dieu avec nous !"  (Isaïe 7.14)

Jésus vénère son Père

Accomplissant volontairement une vie d’homme, il a pris la position de Fils devant son Père et, à ce titre vénère son Père.  Comment eût-il pu en être autrement ?   Il fournit le modèle pour tous les croyants, il vit dans l’obéissance (ce qui devait être le cas de tout homme devant son Créateur), et se présente comme le Serviteur parfait de Dieu...   Pouvait-il se présenter ainsi, comme serviteur, autrement qu’en vénérant son Père qui est dans les Cieux ?

Ainsi, Jésus se présente comme le Serviteur parfait, tel qu’annoncé par les prophètes, et à ce titre vénère Dieu, l’appelant “Père”, car il s’est défait de ses attributs divins.   Et le chrétien Le reconnaît comme Dieu, ainsi que le fit Thomas, l’apôtre, après la résurrection du Seigneur, en lui disant :

“Mon Seigneur et mon Dieu !”  (Jean 20.28)


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28-05-2007, 08:00:41 Eric
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23-05-2007 Jésus Christ
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Les Sept paroles de la Croix

  Les évangiles nous rapportent sept paroles que Jésus a prononcées lorsqu'il était cloué sur la croix. Sept paroles, sept courtes phrases qu'il nous faut méditer car elles nous font connaître qui est Jésus et quel est le sens de sa mort.

Quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les malfaiteurs, l'un à la droite, l'autre à la gauche. Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font.  Luc 23.33-34
Jésus seul peut prononcer cette prière sublime, parce que le pardon en question concerne le péché le plus horrible, celui d'avoir crucifié le Fils de Dieu. La mise en croix de Jésus a montré toute la méchanceté humaine, mais elle a démontré dans son absolu l'immensité de l'amour divin.

Jésus lui dit : En vérité, je te dis : Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.    Luc 23.43    

La deuxième parole de Jésus sur la croix est une promesse de salut faite par le Juge suprême à un accusé. Non pas un pardon temporaire, mais la paix éternelle ; non la vie continuée sur la terre, mais le royaume de Dieu et la résurrection pour une vie nouvelle dans le ciel. Le brigand, justement condamné, est conscient de la bonté de Jésus, et le prie : «Seigneur, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton royaume». Pas de phase transitoire, pas de jugement à attendre. Le brigand condamné par les hommes est absous par Dieu. Il reçoit l'assurance du salut par la parole du Sauveur lui-même. Jésus est le Sauveur des vies gâchées comme de celles qui ne le sont pas…

Près de la croix de Jésus, se tenait sa mère... Jésus, voyant sa mère, et, à côté, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. ... Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui.    Jean 19.25-27

Jésus ainsi confie tendrement sa mère à son disciple Jean. Comment ne pas être touché par l'affection et les soins que Jésus, malgré ses souffrances croissantes, a montrés à sa mère ? Quelle délicatesse au milieu de la haine environnante ! Mais aussi, quelle dignité, car Jésus reste le Seigneur de sa mère comme de son disciple.

Depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu'à la neuvième heure. Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte, disant : Éli, Éli, lama sabachthani ? c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?    Matthieu 27.45-46

Nous ne pouvons aborder cette quatrième parole de Jésus crucifié qu'avec un profond respect. C'est une parole d'importance capitale, d'une immense densité et qui reste insondable pour nous.   Non, il ne s’agit pas de la récitation d’un Psaume, le Seigneur n’accomplit pas un « rituel ».  Que du contraire, le Psaume 22 – qui contient bien cette parole – est un prophétie annonçant les souffrances du Christ.  Le Seigneur expliquera d’ailleurs à deux disciples découragés : Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ?  Luc 24:26.  Et il leur montrera, par les livres de la Bible, qu’il devait en être ainsi…  Notre Sauveur demeura dans une solitude absolue, abandonné de son Dieu parce qu'il expiait les péchés du monde. Lui, le Fils bien-aimé du Père, était, à ce moment-là, privé de la présence de son Dieu. Pourquoi ? Parce qu'il s'était, par amour, identifié à nous, pécheurs.

Après cela Jésus, sachant que tout était déjà accompli, dit, afin que l'Ecriture soit accomplie : J'ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre : ils placèrent une éponge imprégnée de vinaigre au bout d'un rameau d'hysope, et la lui présentèrent à la bouche.    Jean 19.28-29

Cette cinquième parole n’est pas une demande à l’homme, elle ne lui est pas adressée, mais les hommes l’ont entendue et y ont répondu selon que nous lisons au Psaume 69.21 : Dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vinaigre. Cette parole rejoint la prière formulée quelques heures plus tôt : Père, je veux, quant à ceux que tu m'as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi… (Jean 17.24) et l’annonce au Livre d’Ésaïe : Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. (Ésaïe 53.11). Jésus prit le vinaigre, en accomplissement du Psaume 69.
Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C'est accompli. Puis, ayant baissé la tête, il remit son esprit.    Jean 19.30
La mission de Jésus sur la terre s'achève.  A sa venue, il avait pu dire : «Je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté» (Hébreux 10.7). Maintenant, il a achevé là tout ce que le Père lui avait donné à faire (Jean 17.4). Jésus a parfaitement glorifié Dieu. Chaque croyant peut dire : «Le Fils de Dieu... s'est livré lui-même pour moi» (Galates 2.20). Tout découle de la Croix… 
Ayant encore crié d'une voix forte, Jésus dit : Père ! entre tes mains je remets mon esprit. Après avoir dit cela, il expira.    Luc 23.46

Pas d’agonie, pas un souffle qui s’éteint, mais l’entrée volontaire dans la mort !  Une voix forte, est-il dit !  L'expiation est accomplie, la question de nos péchés est réglée. En parfaite paix, en pleine conscience, Jésus va alors laisser sa vie, donner sa vie. Ayant baissé la tête, il remet son esprit au Père. C'est l'acte final de son sacrifice volontaire. Personne n'avait le pouvoir de lui ôter la vie ! (Jean 10.18), mais il l'a offerte afin que nous puissions recevoir une vie nouvelle, spirituelle, en nous confiant en lui. Il a détruit, par sa mort, la puissance du diable (Hébreux 2.14). A la suite de Jésus, nous pouvons, devant la mort, nous confier paisiblement en notre Dieu et Père.

Nous vous proposons de poursuivre en abordant «  Les sept paroles de la Croix » et d’autres sujets de réflexion, au Site : Que dit l'Evangile ?


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23-05-2007, 16:39:20 Eric
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06-02-2007 Jésus Christ
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 L'Agneau de Dieu 

Dès les premières pages de la Bible, il est question de l'Agneau de Dieu, et au moment voulu de Dieu, le Seigneur Jésus, l'Agneau de Dieu a été manifesté sur la terre…

Dans l’histoire de Caïn, une parabole qui nous enseigne la pensée de Dieu touchant l’homme, Dieu dit à Caïn, coupable de la mort de son frère Abel :  

Le sacrifice pour le péché est « couché à la porte » Genèse 4.7… 

Il est là, il t’est présenté afin que tu trouves mon pardon – si tu le veux !

Plus loin, nous voyons Abraham, montant vers le mont où Dieu demandé qu’il lui donne son fils Isaac.  Et que dit Abraham :  

Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l'agneau pour l'holocauste ? Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste.  Genèse 22.7-8.

Quoique l’on pense, c’est ici une réalité extraordinaire, écrite il y a bien des siècles, bien avant que Jésus ne soit sacrifié à la Croix du Calvaire !  Comment un sage a-t-il écrit ces paroles ?  Comment Abraham a-t-il eu cette conviction en lui-même ?  C’est bien à des paroles comme celle-là que nous discernons que la Bible nous fait connaître la Parole de Dieu !   

Les siècles se passent, et voilà qu’un jour un homme, Jean le Baptiseur… 

… voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde !  Jean 1.29.

L'Agneau de Dieu ! Que signifie ce nom donné au Seigneur Jésus ?  Ce nom évoque le sacrifice, ce sacrifice offert pour que nous sachions que Dieu est juste, et qu’il ne peut nous voir dignes de sa présence alors que nous ne le sommes pas !  Il y a une dette envers Lui…  Et elle a été payée !  Le prix de notre rédemption, c’est le don de Jésus, le sacrifice de Lui-même.  Ainsi nous lisons encore :

Vous avez été rachetés de votre vaine conduite ... par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache, ...    Hébreux 9.18-19

... le Bien-aimé (Jésus Christ) ; en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce    Ephésiens 1.7

Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché.    1 Jean 1.7

Vos péchés vous sont pardonnés par son Nom.    1 Jean 2.12

Et ainsi, l’homme est déclaré « juste », car la dette a été apurée…

... étant justifiés déclarés justes gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus, lequel Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang ... en sorte qu'il soit juste et justifiant (c'est-à-dire : déclarant juste) celui qui est de la foi de Jésus.    Romains 3.24-26

... nous qui croyons en celui qui a ressuscité d'entre les morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification.    Romains 4.24-25

Il faut impérativement s’arrêter à ces points essentiels, car on a parlé de beaucoup de choses, inventé bien des histoires depuis que l’Evangile a été annoncé, apporté bien des conditions pour « aller au ciel » et bien des « moyens de paiement » …  non pas une carte bancaire ou quelque argent…  Où les trouvons-nous dans l’Ecriture ?  Que dit l’Evangile ?

-          Y a-t-il un travail à accomplir, un temps de souffrance, à endurer moi-même en plus des souffrances de Christ pour l'expiation ? Autrement dit, son sacrifice n'est-il pas suffisant ?

-          Le sacrifice de Christ, lequel a enduré sur la croix le juste jugement de Dieu contre le péché, permet-il à Dieu d'introduire avec justice les rachetés dans le ciel ?

Au lecteur de s’enquérir, éventuellement réfléchir à des idées reçues, et lire la Parole de Dieu, et plus précisément les Evangiles. 


 
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06-02-2007, 17:36:30 Eric
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