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03-01-2008 Abraham
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Cacherai-je à Abraham... Genèse 18

Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ?

Dans ce texte du Livre de la Genèse, c’est Dieu qui s’exprime, comme vis-à-vis de lui-même !  Et dans sa sagesse, celui qui a rédigé cette histoire a pénétré une grande réalité de la vie des hommes, une réalité si souvent méprisée ou niée, à savoir que Dieu regarde sur la terre, et considère la vie des hommes, et en tire des conséquences ! 

Et l'Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu'en lui seront bénies toutes les nations de la terre ?  Car je le connais, et je sais qu'il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l'Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l'Éternel fasse venir sur Abraham ce qu'il a dit à son égard.    Genèse 18:17-19  

Toute l’histoire d’Abraham nous fait considérer un homme juste, non un homme parfait ! Un homme qui n’est pas sans faiblesse, car s’il était parfait pourrait-il nous être un modèle ?  Mais un homme droit !  Droit devant le Seigneur Dieu.   Ainsi qu’il est exprimé au Livre des Psaumes :

Continue ta bonté à ceux qui te connaissent, et ta justice à ceux qui sont droits de cœur. (Psaume 36:10)

 Voyons ces pages du Livre de la Genèse, les chapitres 18 et 19.

Les circonstances

Abraham invite trois hommes qui passent près de sa tente…  Du moins pense-t-il qu’il s’agit d’un groupe de voyageurs…  Mais pour nous qui lisons, le ton est donné !  Le Seigneur Dieu est bien là…

Et l’Éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré ; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour. Et il leva les yeux et regarda ; et voici, trois hommes se tenaient près de lui … (18.1-2)

L’hospitalité, voici ce qu’anime l’homme de Dieu (Héb.13:2).  Nous lisons alors l’empressement à servir ces voyageurs.  A un moment, ceux-ci prennent la parole pour demander ou est Sara, la femme d’Abraham.  Et l’un d’entre eux annonce que la promesse faite à Abraham, une descendance, la base d’une grande nation (Gen.12.1-3), est près de s’accomplir (18:10). Et c’est en ayant parlé de cette descendance, un enfant qui naîtra de Sara, que la parole « Cacherai-je à Abraham... » nous est dévoilée, une réflexion que le Seigneur Dieu se fait à lui-même !  Et pourquoi Dieu dit-il cela ?

Parce Dieu sait à qui Il a affaire !  Dieu voit la vie d’Abraham…   « Je sais qu'il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l'Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit. »   Une attitude de vie que le prophète Michée résumera en une courte phrase :

Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?   (Michée 6:8)

Et vient alors l’évocation du jugement qui doit fondre sur Sodome et Gomorrhe !   Les « hommes » se rendent alors vers ces villes, mais l’un s’attarde auprès d’Abraham… En fait ce sont deux anges qui vont vers Sodome (19:1), tandis que c’est devant le Seigneur Dieu qu’Abraham se trouve…  Et il prend acte de l’annonce du jugement imminent de Sodome et Gomorrhe…

Et les hommes se détournèrent de là, et ils allaient vers Sodome ; et Abraham se tenait encore devant l'Éternel.  Et Abraham s'approcha, et dit : Feras-tu périr le juste avec le méchant ?  (18:22-23)

Et la question se précise alors. Abraham poursuit :

Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; la détruiras-tu, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui seront en elle ?  Loin de toi d'agir de cette manière, de faire mourir le juste avec le méchant, et qu'il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ?  (18:24-25)

Que pouvons-nous dire en lisant cette question ?  Et même plus qu’une question, lorsque nous lisons « Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? ».  Abraham connaît le Seigneur Dieu, l’Unique.  Il sait que Dieu est juste !  Alors, comment comprendre le jugement qui pourrait atteindre quelques justes en même temps que les méchants ?  C’est là une perspective qu’il ne pourrait comprendre, tant sa confiance en la justice de Dieu est forte !  A méditer !

Le caractère inéluctable du jugement est reconnu d’Abraham !  Mais le juste ?  Tout d’abord nous pouvons lire que cette ville corrompue pourrait même, aux yeux d’Abraham, être habitée de quelques dizaines de justes…  Abraham n’est pas « hors de Sodome » pour déclarer tous ses habitants méchants, et lui « seul juste » !  Ce n’est pas son état d’esprit, ou plutôt, ce n’est pas l’état d’esprit du sage qui nous donne le récit.  Ensuite, Abraham sait Dieu tellement « juste » qu’il ne peut imaginer que des justes puissent partager le sort des méchants…

Suit alors ce qui est tout autre chose qu’un marchandage (des commentateurs parlent ici de marchandage, attestant ainsi leur ignorance, et profanant le texte que nous lisons !).  Tout est ici centré sur cette foi fondamentale d’Abraham : « Le Juge de toute le terre fera ce qui est juste ! » (18:25)

 Ainsi vient cette cascade de questions : Et si il y a quarante-cinq justes ?  Ou bien quarante ?  Et si il s’en trouve trente ?  Ou encore vingt ?  Et peut-être s'y en trouvera-t-il dix ?

[L’Éternel] dit : Je ne la détruirai pas, à cause des dix. Et l'Éternel s'en alla quand il eut achevé de parler à Abraham ; et Abraham s'en retourna en son lieu. (18:32-33)

Nous savons ce qui s’est passé par la suite.  La réception désastreuse des deux anges à Sodome, et leur accueil dans la maison de Lot, le neveu d’Abraham qui avait choisi d’habiter dans cette ville, au milieu de plaines fertiles (Genèse 13.10-11).  Certes, Lot n’a pas eu un comportement d’une grande élévation morale, mais néanmoins c’était un homme qui « craignait Dieu » !  Et lui, le seul juste de la ville, fut mis à l’abri avec ses deux filles non mariées.  Pierre, l’apôtre, écrira : « Il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers » (2 Pierre 2:7).

Quel enseignement pouvons-nous tirer de ce récit ? 

En Abraham, nous voyons

  •  sa connaissance de Dieu (18.25), le Dieu juste
Marcher d'une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu (Colossiens 1:10)
  • sa vie pratique marquée par l’hospitalité,
Ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu'ils observent. (1 Pierre 2:12)
  •  la conscience de la promesse qui lui est faite (Gen.12.2).  Le modèle de la foi en Dieu dans l’homme…
Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c'est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu'il ne l'a pas connu.  Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est.  (1 Jean 3:1-2)
Et sur le plan de la relation à Dieu,
  • L’Éternel fait connaître sa pensée à Abraham

Nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir… (Éphésiens 1:7-9)

  •  Abraham a au cœur de transmettre la connaissance de Dieu à sa descendance (18.19).  

A chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. […] et lui, a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ; en vue du perfectionnement des saints, pour l'œuvre du service, pour l'édification du corps de Christ ; jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ.   Éphésien  4:7, 11-13.   

Nous lisons ici que chacun est concerné (et non un « prêtre » ou « pasteur »… qui aurait toutes les charges) et que ces « dons » (Psaume 68.18) sont destinés les uns à l’édification des chrétiens, les autres à l’annonce de la parole dans le monde.  Et nous pouvons méditer cette parole du Seigneur Jésus :

Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et à être foulé aux pieds par les hommes.  Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Aussi n'allume-t-on pas une lampe pour la mettre ensuite sous le boisseau, mais sur le pied de lampe ; et elle luit pour tous ceux qui sont dans la maison.  Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, en sorte qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.    Matthieu 5:13-16.

 


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03-01-2008, 16:56:11 Eric
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03-09-2007 Abraham
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La vie d’Abraham.  Le Sacrifice d’Isaac

Genèse 22

Parmi les textes les plus connus de la Première Alliance, un des plus saisissants est le Sacrifice d’Isaac !  Isaac, le fils de la promesse, qu’Abraham était disposé à offrir à Dieu en sacrifice !  Si Abraham est manifestement décrit comme un bon père,  tant pour le fils de la servante, Ismaël, que pour le fils de Sara, sa femme, ce dernier était bien particulier dans le cœur d’Abraham.  Il a été attendu tant d’années, Sara ne pouvant avoir d’enfant.  Mais aussi, il est celui sur lequel reposera la Promesse que Dieu avait faite  à Abraham (voir ‘Dieu dit à Abraham… « Va pour toi ! ».

Et une demande extraordinaire lui fut faite :

Et il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham ! Et il dit : Me voici.  Et Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai.  Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l’holocauste, et se leva, et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit.

Ce paragraphe déjà nous parle :

  • Dieu reconnaît l’amour d’Abraham pour son fils, et le souligne,
  • Abraham a reconnu la voix de Dieu et obéit !  Il ne diffère pas le moment, il part de bon matin…

Le troisième jour, Abraham leva ses yeux et vit le lieu de loin.   Et Abraham dit à ses jeunes hommes : Restez ici, vous, avec l’âne ; et moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; et nous reviendrons vers vous. 

Et nous reviendrons vers vous…   Il savait ce qu’il devait faire, et pourtant déclare clairement aux serviteurs qui l’accompagnent qu’il reviendra avec le jeune homme.  Nous nous interrogeons sans doute sur le sens  de cette réponse, car Abraham ne connaît pas la fin de cette scène qu’il va vivre et dont il est malgré lui un acteur majeur…  L’épître aux Hébreux va répondre à notre interrogation…  Mais il faut poursuivre la lecture…

Et Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac, son fils ; et il prit dans sa main le feu et le couteau ; et ils allaient les deux ensemble.  Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ?  Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble. 

Ici la question vient d’Isaac, jeune homme portant le bois de l’holocauste…  Et nous lisons dans l’Evangile : Et [Jésus] sortit portant sa croix, et s'en alla au lieu appelé lieu du crâne, qui est appelé en hébreu Golgotha…Jean 19.17.   Pas de question sur le chemin de Golgotha !  Mais sur la route où marchent un vieux père et son fils, une question est posée !  Et la réponse est fournie, sans détour, par Abraham : Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste !    L’apôtre Pierre résume la réponse divine :  un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, 1 Pierre 1:19-20.  Abraham affirme : « Dieu se pourvoira »…  Et nous le savons, Christ  a été manifesté au temps approprié, selon le plan de Dieu, des siècles après que cette page de la Bible n’ait été écrite !

Mais la marche se poursuit !

Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit. Et Abraham bâtit là l’autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l’autel, sur le bois.  Et Abraham étendit sa main et prit le couteau pour égorger son fils. 

Une scène étrange que cet arrangement de l’autel, le fils attaché sur l’autel sans un mot, sans un cri…  Comme nous lisons la scène de la Croix.  Scène étrange, mais histoire prémonitoire du Sacrifice du Christ…

Mais l’Ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il dit : Me voici.  Et il dit : N’étends pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.

Jacques, dans son épître fait écho à toute la vie d’Abraham, mais  particulièrement à cette scène ci : Et l'écriture a été accomplie qui dit : « Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice »  ; et il a été appelé ami de Dieu. Jacques 2:23.   Abraham a rendu compte de sa  foi en Dieu par des actes, non par des invocations seulement, non par des gestes religieux répétitifs ! 

Et Abraham leva ses yeux, et vit, et voici, il y avait derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. 

Oui, Abraham avait eu raison d’obéir, d’agir dans la foi…  Certes il ne pouvait vraiment comprendre de qui lui était demandé, les sacrifices humains sont réprouvés par Dieu…  Mais il avait ce pressentiment d’un événement exceptionnel, il l’avait dit deux fois déjà : « nous reviendrons » (vers.5) et « Dieu se pourvoira de l’agneau » (vers.8).

Suit alors l’apaisement, la reconnaissance et la louange !  Abraham parle, et puis la Promesse qui lui avait été faite est réitérée, et attachée à cette foi extraordinaire qu’a manifestée le Patriarche…

Et Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu.

Et l’Ange de l’Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois, et dit : J’ai juré par moi-même, dit l’Éternel : Parce que tu as fait cette chose-là, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta semence possédera la porte de ses ennemis.  Et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, parce que tu as écouté ma voix.

Une promesse qui a une étendue universelle : toutes les nations de la terre !  Ainsi, depuis Abraham, au travers de la lignée de la Promesse, un peuple fut établi dépositaire des promesses, et témoin de leur portée pour l’humanité entière !  Quel est donc l'avantage du Juif… ?  Grand de toute manière, et d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. Romains 3:1-2.  Et l’Evangile est aujourd’hui annoncé à toutes les nations…

Et Abraham retourna vers ses jeunes hommes ; et ils se levèrent, et s’en allèrent ensemble à Beër-Shéba ; et Abraham habita à Beër-Shéba.

Une conclusion et un encouragement pour nous, aujourd’hui : Abraham nous fournit un modèle pour marcher par la foi, c’est pourquoi nous lisons dans l’Epître aux Hébreux :

Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, à l'égard duquel il avait été dit : « En Isaac te sera appelée une descendance » , ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d'entre les morts, d'où aussi, en figure, il le reçut. Hébreux 11:17-19

La clé de cette histoire, est écrite dans ces lignes de l’épître aux Hébreux.  Abraham croyait dans la promesse qui lui fut faite touchant Isaac, et est allé de l’avant, prêt à l’offrir en sacrifice….  Une réflexion logique y eût vu une évidente contradiction, et cette contradiction est résolue par la foi en Dieu ! 

Une page du livre de la Genèse, une page écrite des siècles avant que l’on ne vit Jésus-Christ cloué à la croix du Calvaire…  Une page qui annonce la Croix : « Dieu s’était pourvu de l’agneau pour l’holocauste ! »


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03-09-2007, 09:07:20 Eric
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05-01-2007 Abraham
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"LECH LECHA" 

Dieu dit à Abraham… « Va pour toi ! »

Le Seigneur avait dit à Abram : Va-t'en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai…  Genèse 12:1

La traduction classique de ce verset de la Bible est donnée ci-dessus, cependant l’expression en hébreu se traduit comme ceci :

Le Seigneur dit à Abram : Va pour toi, de ta terre, de ta parenté, et de la maison de ton père, vers la terre que je te ferai voir…

Et cette expression « va pour toi », en hébreu « lech lecha », est absolument significative !  Ainsi, dans la lecture de la première injonction divine, on découvre, touchant Abraham, qu’il s’agit d’une invitation à imiter le voyage qu’entreprend Abraham, à l’appel de Dieu.  « Va pour toi » implique un chemin pris personnellement, non pas l’adhésion à un groupe, une église, mais le cheminement personnel de la foi… qui fera rencontrer d’autres qui sont sur le même chemin, certes, mais chacun avançant avec sa propre conviction !

Ces mots signifient à la fois « va pour toi » et « va vers toi ».  Ce qui est aussi une invitation au voyage intérieur, à l’introspection, et, sur cette invitation du Seigneur,  envisager un futur radicalement différent du passé ou même du présent.  Une nouvelle vie !

C’est exactement ce qu’Abraham fut appelé à faire :  laisser derrière lui son passé et son présent afin de plonger dans l’inconnu du lendemain.  D’un lendemain à l’écoute de Dieu.

Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s'en aller au lieu qu'il devait recevoir pour héritage ; et il s'en alla, ne sachant où il allait.    Hébreux 11:8

Et l'écriture a été accomplie qui dit : «Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice»  ; et il a été appelé ami de Dieu.    Jacques 2:23, voir aussi : 2 Chron.20.7 et Ésaïe 41.8.

Ainsi Abraham est le « modèle du croyant », c’est ainsi qu’il est écrit :

 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de la foi, ceux-là sont fils d'Abraham.  Galates 3:7

Fils d’Abraham !  Combien d’hommes sur la terre ne se réclament-ils pas de ce titre prestigieux !  Et il s’en trouve beaucoup qui le disent justement, mais quel est le critère qui détermine non pas la descendance de l’homme, mais la qualité de « fils », sinon l’adhésion véritable aux valeurs qui furent celles de celui dont on se réclame ?

Non pas une étiquette, l’adhésion à un groupement, une église si importante soit-elle, mais la prise de conscience de l’appel de Dieu, le « Va pour toi », l’engagement personnel devant Dieu, la prise en compte de Sa parole…  

Pourquoi, pensons-nous, est-il écrit personnellement à Timothée ?  Et que veut dire cette adresse :

Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu'il se retire de l'iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur.    2 Timothée 2:19

Ce n’est pas l’homme qui peut déclarer qui est « dans le Seigneur », ce n’est pas le titre ou la fréquentation d’une église…  La vraie question : « Quelle est ma vraie condition, lorsque je réalise que Dieu me voit ? »  Suis-je sur le chemin, ai-je saisi l’appel qu’il me fait entendre : « Va pour toi !  Et va vers le pays que je te montrerai ! » 

        


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05-01-2007, 09:47:05 Eric
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