Que dit l'Evangile ?
Réflexions fondées sur la lecture de la Bible
79268
Epitres à Tite et à Timothée
Après Esaïe, Osée et Michée : Jérémie, le prophète
Des sites pour la lecture de la Bible
Thèmes des articles
Courriel

Un message, un avis, un commentaire... Bienvenue!

Archive
10-09-2007 Temps bibliques
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Les Lamentations de Jérémie

Les Lamentations de Jérémie

Tu t'es enveloppé de colère, et tu nous as poursuivis ; tu as tué, tu n'as épargné personne…  Lamentations 3:43

L'année 586 avant notre ère, au 10e jour du 5e mois, le rideau est tombé ! Le Temple de Jérusalem est livré aux flammes ! Jérusalem est vidée de ses habitants. Jérusalem, la seule ville au monde sur laquelle Dieu fait reposer son Nom : le lieu que tu as préparé pour y habiter, Seigneur ; le sanctuaire, Seigneur, que tes mains ont établi. (Exode 15:17).

Première complainte : Sur la ruine  (Lamentations, chapitre 1)

1 Hélas ! Elle est assise solitaire, cette ville si grande ! Elle est devenue comme une veuve ! Elle, si grande parmi les nations, princesse sur les provinces, elle est astreinte à la corvée !
2
 Elle passe la nuit à pleurer, ses joues ruissellent de larmes. De tous ceux qui l'aimaient, personne ne la console ; tous ses amis l'ont trahie, ils sont devenus ses ennemis.
3 Juda est exilée, affligée et durement asservie ; elle est assise parmi les nations et elle ne trouve pas le repos ; tous ceux qui la poursuivaient l'ont atteinte au milieu des détresses. 
 

Une forme poétique exceptionnelle ! Mais quelle douleur ! Ces murs, ces maisons, ces remparts… cette ville qui pleure le bonheur simple des enfants qui jouaient dans ses places, des jeunes gens qui égayaient ses rues, des vieillards goûtant leurs jours paisibles ! Il est arrivé ce temps annoncé : Je ferai taire dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem les chants de gaieté et les chants de joie, les chants du marié et les chants de la mariée : le pays sera une ruine (Jér.7:34).  

4 Les chemins de Sion sont en deuil, car on ne vient plus aux rencontres festives. Toutes ses portes sont dévastées, ses prêtres gémissent, ses jeunes filles sont en proie au chagrin, et elle-même est dans l'amertume.
5
 Ses adversaires ont pris le dessus, ses ennemis sont tranquilles ; car le Seigneur lui a causé du chagrin à cause de ses nombreuses transgressions ; ses enfants sont partis en captivité devant l'adversaire.
6 Sion la belle a perdu tout son éclat ; ses princes sont devenus comme des cerfs qui ne trouvent plus de pâture, et qui s'en vont, privés de force, devant le chasseur. 
 

La ville solitaire, abandonnée, désolée, ce lieu où Dieu a établi le signe de sa présence, ce lieu où le peuple était accueilli dans la joie lors des fêtes solennelles. Les chemins de Sion sont en deuil, car on ne vient plus aux rencontres festives. Toutes ses portes sont dévastées… (v.4)  Alors est reconnue la valeur des choses perdues.  

7 Jérusalem se souvient, aux jours de son affliction et de sa vie errante, de tout ce qu'elle avait de précieux aux jours de jadis. Quand son peuple est tombé aux mains de l'adversaire, sans personne pour la secourir, ses adversaires l'ont vue, et ils ont ri de sa disparition.
8
 Jérusalem a multiplié ses péchés, c'est pourquoi elle est devenue une souillure ; tous ceux qui la glorifiaient la méprisent en voyant sa nudité ; elle-même gémit et recule.
9
 Son impureté est sur sa robe ; elle n'a pas songé à son avenir. Elle est tombée dans une déchéance inouïe, et personne ne la console. Regarde mon affliction, Seigneur, car l'ennemi triomphe !
10 L'adversaire a étendu la main sur tout ce qu'elle avait de précieux : elle a vu pénétrer dans son sanctuaire les nations auxquelles tu avais défendu d'entrer dans ton assemblée. 

 

Jérusalem se souvient... Le souvenir est une conséquence assurée du désastre. La ville pleure sa désolation, mais non en vains larmoiements. Une prise de conscience : Jérusalem a multiplié ses péchés (v.8). Une douleur selon Dieu qui fait tourner le regard vers Celui qui seul peut délivrer ! Dans le désastre et les "Pourquoi", n’arrive-t-il pas à l’homme de dire : "Dieu est mort" ? Mais vers qui peut-il se tourner lorsque tout est contre lui ? Sur Dieu seul !  

11 Tout son peuple gémit, il cherche du pain ; ils ont donné tout ce qu'ils avaient de précieux pour manger, afin de ranimer leur vie. Regarde, Seigneur, vois comme je suis méprisée !
12
 Qu'il n'en soit pas ainsi pour vous tous qui passez votre chemin ! Regardez et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur, au traitement qu'on m'a fait subir ! Le Seigneur m'a causé du chagrin au jour de sa colère ardente.
13
 D'en haut il a lancé un feu dans mes os, il les piétine ; il a tendu un filet sous mes pieds, il m'a fait reculer ; il m'a laissée dévastée, je suis sans cesse souffrante.
14
 Sa main a lié le joug de mes transgressions ; elles se sont entrelacées, elles me sont montées à la gorge ; il a fait vaciller ma force ; le Seigneur m'a livrée à des mains contre lesquelles je ne peux tenir.
15
 Le Seigneur a repoussé tous les puissants guerriers qui étaient avec moi ; il a convoqué contre moi une rencontre festive pour briser mes jeunes gens ; le Seigneur a foulé au pressoir Juda la jolie.
16
 C'est sur eux que je pleure ; mes yeux fondent en larmes, car il est loin de moi, le consolateur, celui qui pourrait ranimer ma vie. Mes fils sont atterrés, parce que l'ennemi a été le plus fort.
17 Sion a tendu les mains, et personne ne la console ; le Seigneur a dépêché contre Jacob les adversaires qui l'entourent ; Jérusalem est devenue une souillure au milieu d'eux. 
   

Regarde, Seigneur, vois comme je suis méprisée ! (v.11) On discerne en ces mots le fruit du désert. La conscience d’avoir affaire à Dieu lui-même : Le Seigneur m'a causé du chagrin au jour de sa colère ardente. (v.12) La conscience d’une justice implacable : le Seigneur m'a livrée à des mains contre lesquelles je ne peux tenir. (v.14) Et le regard alors tourné vers Dieu : le Seigneur a foulé au pressoir Juda la belle. C'est sur eux que je pleure ; mes yeux fondent en larmes, car il est loin de moi, le consolateur, celui qui pourrait ranimer ma vie. (v.15-16)


Quel consolateur attendre ? ...lorsque tous ceux qui paraissaient fournir un appui se sont avérés vains ? Il n’en est qu’UN, mais il paraît loin lorsque tout est détruit ! Le désert, la soif, la faim de justice et de paix… Ainsi parle le Seigneur : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple qui a survécu à l'épée ; Israël marche vers la tranquillité. - De loin le Seigneur m'est apparu : je t'aime d'un amour éternel ; c'est pourquoi je te conserve ma fidélité. Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie, Israël jolie ! Tu auras encore tes tambourins pour parure et tu sortiras au milieu des danses et des rires (Jér.31:2-4). La complainte se poursuit... 
 

18 C'est le Seigneur qui est juste : j'ai été rebelle à ses ordres. Ecoutez, je vous prie, vous tous, peuples, et voyez ma douleur ! Mes jeunes filles et mes jeunes gens sont allés en captivité.
19
 J'ai appelé ceux qui m'aimaient, et ils m'ont trompée. Mes prêtres et mes anciens ont expiré dans la ville, alors qu'ils cherchaient de quoi manger afin de ranimer leur vie.
20
 Seigneur, regarde ma détresse ! Mes entrailles bouillonnent, mon cœur est bouleversé au dedans de moi, car j'ai vraiment été rebelle. Au dehors, l'épée a tué mes enfants, au dedans, c'est la mort.
21
 On m'a entendue gémir, mais personne ne me console ; tous mes ennemis ont appris mon malheur, ils se sont égayés, parce que c'est toi qui l'as fait ; tu as fait venir le jour que tu avais annoncé. Qu'ils deviennent comme moi !
22 Que tout le mal qu'ils ont fait vienne devant toi. Traite-les comme tu m'as traitée à cause de toutes mes transgressions ! Car nombreux sont mes gémissements, et mon cœur est souffrant. 

C'est le Seigneur qui est juste : j'ai été rebelle à ses ordres. (v.18) Ce n’est qu’ici, dans l’extrême de l’abandon, que cette confession monte au cœur et que, du sein de la désolation, s’exprime alors la confiance : Seigneur, regarde ma détresse ! Mes entrailles bouillonnent, mon cœur est bouleversé au dedans de moi, car j'ai vraiment été rebelle … nombreux sont mes gémissements, et mon cœur est souffrant. (v.20,22) 

La lecture complète des Lamentations de Jérémie, au site :  

"Que dit l’Evangile ?"


Ce texte est extrait du site
Que dit l'Évangile ?
Des lectures du Nouveau Testament par thèmes et par livres,
Une lecture commentée du Livre des Psaumes,
et des pages des Prophètes d'Israël ainsi que du Pentateuque.


10-09-2007, 17:13:36 Eric
Bible   Bonheur   Christ   Création   Dieu   Eternité   Evangile   Foi   Jésus   Révélation   Royaume   Salut   Vie  
La vie d’Abraham. Le Sac... Les sept fêtes à l’Eterne...