Pourquoi la Croix ? Si la justice est par la loi, Christ est mort pour rien. Galates 2:15-21
| Nous sommes ici au cœur d'un sujet essentiel. La question est : Qui peut être déclaré « juste » devant Dieu ? Une question d’importance, car il s’agit de comprendre la pensée du Créateur, et non pas de nous forger une idée qui nous satisfasse… Et dans ce cadre, chacun comprendra l’universalité et l’actualité de la préoccupation. N’est-il pas écrit : "il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ" (2 Corinthiens 5:10). Vers le milieu du premier siècle de notre ère, des Juifs et des non-juifs avaient été saisis par la bonne nouvelle de la grâce qui affirme que Dieu reçoit comme son enfant (1 Jean 1:12) quiconque a reconnu le jugement de Dieu exercé sur Christ à la croix, ayant "porté nos péchés en son corps sur le bois" (1 Pierre 2:24), conformément à la parole du prophète : "Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris."(Ésaïe 53:4-5). Sans doute ne pouvons-nous pas nous transposer au milieu de ces jeunes assemblées à l'aube du christiannisme, mais nous apprenons que de graves débats les agitaient. Et nous connaissons la nature de ces débats : des enseignements légalistes affirment indispensable que les chrétiens d’entre les nations pratiquent la Loi de Moïse alors que tel n’était pas l’enseignement qu’ils avaient reçu... Alors, Paul dût écrire aux chrétiens de Galatie ! | |
| 15 Nous qui, de nature, sommes Juifs [...], 16 sachant que l'homme n'est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi, parce que SUR LE PRINCIPE DES ŒUVRES DE LOI NULLE CHAIR NE SERA JUSTIFIÉE. 17 Or si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous-mêmes aussi nous avons été trouvés pécheurs, Christ donc est ministre de péché ? Qu'ainsi n'advienne ! 18 Car si ces mêmes choses que j'ai renversées, je les réédifie, je me constitue transgresseur moi-même. 19 Car moi, par la loi, je suis mort à la loi, afin que je vive à Dieu. 20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; - et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. 21 Je n'annule pas la grâce de Dieu ; car SI LA JUSTICE EST PAR LA LOI, CHRIST EST DONC MORT POUR RIEN. | | A la lecture de ces lignes, nous pouvons nous poser quelques questions... - Pour un homme sous la Loi de Moïse, donnée de Dieu, y a-t-il une possibilité d’être agréé de Dieu et reçu comme juste ? Verset 16, Romains 3:20-31, Marc 10:17-23.
- Et si l’homme qui croit au sacrifice expiatoire de Jésus n’était pas déclaré juste devant Dieu, que vaudrait alors ce sacrifice ? Et que vaudrait l’enseignement des prophètes ? Verset 17, Ésaïe 53:4-5.
- Que fait un homme qui aurait dans un premier temps cru être juste devant Dieu, par la foi, et qui par la suite déclare qu’il n’en est rien, mais qu’il doit pratiquer la loi pour atteindre la perfection devant Dieu ? Et quelle valeur reconnaît-il alors au sacrifice de la croix ? Versets 18,21, Hébreux 3:12-19..
- Quelle est l’assurance du croyant ? Comment exprime-t-il ici cette nouvelle vie qui l’anima ? Versets 19-20, Romains 8:1-3.
- « Mort à la loi » ! Que veut dire l’apôtre par ces mots si forts ? Est-il libre de vivre sans loi ? Romains 6:15.
L’impossibilité pour l’homme d’atteindre à la sainteté de Dieu, d’acquérir par ses propres efforts le titre de « juste » est une telle évidence qu’il est ainsi coupable d’insinuer une telle pensée parmi les croyants. "Mieux lui vaudrait qu'on lui mît au cou une meule d'âne, et qu'il fût jeté dans la mer, que de scandaliser un de ces petits"(Luc 17:2). C’est pourquoi la lettre de Paul aux Galates est si forte, si violente. - Comment réagirions-nous si l’on apportait des réserves à notre confiance en l’œuvre de la croix ? Si l’on introduisait des préalables, des conditions pour être pardonnés, des actes cérémoniels nécessaires à nous rassurer devant Dieu ?
Le courant qui militait alors en ce sens, et qui renaît sans cesse, est lui-même un leurre par rapport à l’enseignement de Dieu aux fils d’Israël, il est un détournement grave du sens même de la Loi et des Prophètes, et d’ailleurs les Psaumes, expressions de foi des Israélites, ne cessent d’en appeler aux gratuités de Dieu. Nous y lisons notamment : "Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l'Éternel pour de longs jours." (Psaume 23:6). - Et si nous avons compris la bonté de Dieu, l'absolu de sa grâce manifesté à la croix, ne vivrions-nous pas selon cette parole du prophète : "Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?" (Michée 6:8).
L’épître aux Galates ne combat ni la Loi ni les Prophètes, mais bien ce détournement religieux qui s’est produit bien après le retour d’exil de Babylone, dès le deuxième siècle avant notre ère, et qui sévissait au premier siècle de notre ère. Ce paragraphe expose la thèse que Paul développe tout au long de l'épître aux Galates.Il se termine sur une proposition particulièrement forte qui doit être gravée en nos esprits : Si la justice est par la loi, Christ est mort pour rien.
Extrait du livret d'aide à la lecture de la Bible "L'EPITRE AUX GALATES" Texte complet prochainement sur la site : Que dit l'Évangile ? |
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