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19-04-2009 Lectures
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Esaïe 53 Le Messie annoncé (3/4)

 
LE MESSIE SOUFFRANT ET EXALTE (3/4)
Ésaïe 52.13-53.12


Le serviteur sacrifié - 53.4-12

La réponse, donnée dans des termes d’une concision extrême, est comme une réflexion personnelle : En fait… Une réflexion profonde d’un homme qui fait un retour sur lui-même :

En vérité, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'était chargé ; et nous, nous le pensions atteint d'un fléau, frappé par Dieu et affligé. (52.4)

Un réel retour sur soi de celui qui constate cette douleur et comprend comment lui sera donnée une paix, cette paix avec Dieu relativement à tout ce qui l’en séparait. Il discerne l’accomplissement effectif de ce qu’annonce la fête solennelle du Grand Pardon. En cette célébration annuelle, le seul jour où le Grand Prêtre entre dans le lieu très saint dans le Temple, un bouc est envoyé périr seul au désert, portant symboliquement toute la culpabilité d’Israël (Lévitique 16).

Or il était transpercé à cause de nos transgressions, écrasé à cause de nos fautes ; la correction qui nous vaut la paix est tombée sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous avons été guéris. Nous étions tous errants comme du petit bétail chacun suivait sa propre voie ; et le Seigneur a fait venir sur lui notre faute à tous. (53.5-6)

La confession est remarquable, les yeux sont ouverts sur une réalité : "chacun suivait sa propre voie." (53.6).Ezéchiel avait bien parlé des "brebis faibles, malades, blessées…" (Ézéchiel 36). C’était le côté de la miséricorde, tandis qu’ici, nous voyons l’autre côté, celui de la responsabilité de l’homme. Et la ressource de Dieu. Le Serviteur-oint endure le jugement, vrai substitut du pécheur devant Dieu ! La substitution d’un sacrifice est le seul moyen par lequel un homme puisse se présenter devant le Seigneur, réponse au grand paradoxe de la Loi, ce paradoxe qui associe la culpabilité du transgresseur et la miséricorde : le coupable n’est pas innocent, et pourtant la faute est pardonnée. "Le Seigneur (YHWH), le Seigneur (YHWH), Dieu compatissant et clément, patient et grand par la fidélité et la loyauté, qui conserve sa fidélité jusqu’à la millième génération, qui pardonne la faute, la transgression et le péché, mais qui ne tient pas le coupable pour innocent…" (Exode 34.7). Chaque sacrifice annonçait ce que le prophète entrevoit ici.
 
La côté de l’homme
 
Un traitement particulièrement infâme est infligé par des hommes au serviteur de Dieu ! Il est traité comme un criminel, dans l’indifférence quasi générale. Il subit ces violences sans exprimer un cri, sans un mouvement de rébellion.

Maltraité, affligé, il n'a pas ouvert la bouche ; semblable au mouton qu'on mène à l'abattoir, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n'a pas ouvert la bouche. Il a été pris par la violence et le jugement ; dans sa génération, qui s'est soucié de ce qu'il était exclu de la terre des vivants à cause des transgressions de mon peuple, du fléau qui l'avait atteint ? (53.7-8)

Qui se souciera ? L’indifférence des hommes est constatée et mise en contraste avec le sacrifice : mis à mort à cause des transgressions du peuple, parce qu’il en assume la charge, parce qu’il en connaît le châtiment… Un Psaume nous fait entrer dans la profondeur des souffrances :

Quant à moi, je ne suis pas un homme, mais un ver,
outragé par les humains et méprisé par le peuple.
Tous ceux qui me voient se moquent de moi…
(Psaume 22.7)

Le texte se poursuit alors en une forme de résumé :

On a mis sa tombe parmi celles des méchants… (53.9)

Il y a ceux qui agissent, sous le couvert de ce "on" indéfini, il y a aussi l’indifférence de plusieurs, mais le Seigneur veille sur son oint, honorant sa dépouille mortelle :

On a mis son sépulcre avec celui du riche, parce qu'il n'a pas commis de violence et qu'il n'y a pas eu de tromperie dans sa bouche. (53.9)

Les voies de l’homme sont tournées à l’inverse par Celui qui a son regard sur le serviteur qu’Il agrée, soulignant sa justice, la vérité de ses paroles, la qualité de son service. Ceci introduit l’autre face de cette scène de douleurs.
 

 
Extrait du livre
"LIVRE D'ESAIE, LE PROPHETE"
Des paroles qui traversent les temps

Texte complet sur la site :
Que dit l'Évangile ?

 

19-04-2009, 12:00:10 Eric
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